«Brigil n'avalera pas le marché du condo», dit un concurrent

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Le président de Brigil, Gilles Desjardins, lors de la présentation de son projet

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Le promoteur immobilier Gilles Desjardins ne dévorera pas tout le marché du condominium avec son éventuelle tour de 55 étages dans le centre-ville de Gatineau, soutient Charles Masse, le vice-président aux opérations et au développement du Groupe Heafey.

M. Masse refuse de prendre position sur le projet d'un de ses principaux compétiteurs. Il remet toutefois en question les propos de François Des Rosiers, urbaniste et économiste formé à la London School of Economics, rapportés dans l'édition du Droit de mardi.

Ce dernier affirmait qu'un projet de l'ampleur de celui projeté par Gilles Desjardins allait «perturber l'équilibre» dans le marché de l'immobilier. «Ça va avaler tout le marché potentiel, disait-il. Ça va canaliser le développement, le détourner de partout où il aurait dû être et le concentrer à un seul endroit.»

Charles Masse, qui oeuvre dans le domaine de l'immobilier depuis près de 30 ans dans la région, voit les choses autrement. Il précise d'abord qu'il n'est question que de 420 unités. «Construire en hauteur comme souhaite le faire Brigil coûte très cher, explique-t-il. On parle de condominiums de luxe, des condos qui devront se vendre entre 600$ et 700$ le pied carré. Ça s'adresse à des gens riches. Un condo dans la moyenne du marché dans la région va se vendre environ 300$ du pied carré. Ce n'est pas ce type de produit qui va venir avaler tout le marché immobilier de la région.»

Le vice-président du Groupe Heafey estime que le projet de son compétiteur s'adressera bien plus à une clientèle riche d'Ottawa, de Montréal, de Toronto et de l'étranger qu'à une clientèle de Gatineau. «Le projet de Brigil aura un impact, mais dans une couche très, très mince du marché, ajoute M. Masse. Le marché aujourd'hui est bien plus dans le condo locatif. Le marché, ce sont les couples, les retraités et les fonctionnaires. Le marché de Gatineau, je le connais bien. Cet urbaniste et économiste qui affirme que Brigil va noyer le marché ne connaît pas la situation réelle dans la région.»

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