Sursis et bémols pour la relance du «p'tit train»

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D'ici le 31 octobre prochain, le comité de relance du train devra avoir identifié le promoteur privé prêt à investir 1,7 million$ dans le projet.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Le comité de relance du train à vapeur a jusqu'au 31 octobre, pas un jour de plus, pour ficeler son plan d'affaires, identifier un promoteur privé et s'entendre avec la Compagnie de chemin de fer Gatineau-Québec pour l'utilisation des rails.

La Compagnie de chemin de fer de l'Outaouais (CCFO) répond ainsi favorablement à la demande du comité de relance qui disait avoir besoin de 60 jours de plus pour s'entendre avec un partenaire privé. Si le comité présidé par le conseiller municipal Marc Carrière devait échouer, le train à vapeur sera officiellement mis en vente par la CCFO le 1er novembre prochain.

La CCFO exige aussi que l'investisseur privé déniché par le comité de relance démontre son sérieux avec un dépôt en fidéicommis de 100 000 $.

M. Carrière a salué la décision de la CCFO. Il a affirmé que le travail pour trouver un investisseur privé était déjà amorcé et qu'il entendait bien répondre à toutes les exigences d'ici deux mois.

La présidente de la CCFO, Louise Boudrias, a indiqué que l'appui des cinq députés provinciaux de la région a compté pour beaucoup dans la décision de donner un sursis au comité de relance qui souhaite financer son projet à 80 % avec de l'argent public. «Le comité à une résolution d'appui au projet des cinq députés de la région, rappelle Mme Boudrias. Cet un appui inconditionnel qui a été signé. Il n'y a rien dans la résolution des députés qui précise qu'elle doit être la proportion de financement privé. Contrairement à la Ville de Gatineau qui a donné un appui conditionnel, les députés n'ont émis aucune condition avant de signer. À mon avis, ça doit vouloir dire qu'ils savent qu'il y a de l'argent en quelque part qui s'en vient pour ce projet-là.»

La députée Maryse Gaudreault affirme avoir été surprise... (Ivanoh Demers, Archives La Presse) - image 2.0

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La députée Maryse Gaudreault affirme avoir été surprise lorsque le plan d'affaires a été dévoilé.

Ivanoh Demers, Archives La Presse

Maryse Gaudreault nuance

La députée de Hull, Maryse Gaudreault, apporte toutefois un important bémol à l'appui du caucus régional. Elle affirme avoir été surprise lorsque le plan d'affaires a été dévoilé, quelques heures seulement après la signature des cinq députés.

«Nous n'avions pas vu le plan d'affaires avant de signer cette lettre-là, précise-t-elle. Le député de Papineau, Alexandre Iracà, nous a dit que tout allait bien et qu'il s'agissait surtout d'un appui pour le trajet. Comme la CCFO, j'ai été surprise du projet et du montage financier qui ont été ensuite présentés. Je croyais que le projet allait être un peu plus en phase avec les attentes de la CCFO.»

Mme Gaudreault affirme que les députés de la région devront se rasseoir ensemble pour discuter du financement public du projet. «Là, c'est comme si on disait que si l'État n'engage pas des fonds importants, il n'y aurait pas de projet. Certains éléments demandent un approfondissement, comme le financement. On va devoir se réunir à nouveau pour en discuter.»

Louise Boudrias soutient qu'il reviendra au promoteur privé identifié par le comité de relance de défendre son projet devant le gouvernement et de lui démontrer la nécessité d'investir 80 % d'argent public. «Notre plan, notre stratégie, c'est 80 % d'argent public, a rappelé M. Carrière. C'est sûr que si le gouvernement n'est pas là, ça ne fonctionne plus. Là, ce qu'on nous demande, c'est de trouver un partenaire privé d'ici 60 jours et c'est par ça que nous allons commencer.»

- Avec Justine Mercier

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