La marijuana médicale gatinoise peut être vendue

Adam Miron et Sébastien St-Louis, cofondateurs d'Hydropothicaire... (Martin Leblanc, Archives La Presse)

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Adam Miron et Sébastien St-Louis, cofondateurs d'Hydropothicaire

Martin Leblanc, Archives La Presse

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L'entreprise Hydropothicaire, située dans le secteur de Masson-Angers, sur le terrain de l'ancienne pépinière Botanix, a obtenu l'approbation de Santé Canada pour vendre sa marijuana médicale.

La compagnie de Sébastien St-Louis, Adam Miron et du maître horticulteur et ancien propriétaire de Botanix, Louis Gagnon, devient ainsi la première entreprise du genre au Québec à obtenir son permis intégral de Santé Canada.

Hydropothicaire avait effectué une première récolte de 100 kilogrammes en novembre dernier. Avant de lancer son cannabis sur le marché, la société se devait toutefois d'obtenir le sceau du fédéral.

Les plantes de l'entreprise pourront ainsi être vendues dans les prochaines semaines sur invitation seulement. Hydropothicaire ouvrira ensuite son marché à un plus large éventail de patients à compter de juillet, une fois que le procédé de vente sera rodé.

Les clients doivent commander en ligne sur le site web d'Hydropothicaire et doivent présenter une ordonnance du médecin. Quatre variétés de pot thérapeutique, au coût de 15 $ le gramme, seront disponibles, selon les besoins des clients. L'acheteur pourra bénéficier d'un service qui inclut une livraison dans une boîte enrubannée et l'accessibilité à une ligne d'aide téléphonique disponible 24 heures par jour

Sébastien St-Louis, président et directeur général de la société, affirme qu'Hydropothicaire vise à devenir la «nouvelle référence» dans l'industrie de la marijuana médicale au pays. «Nous offrons un produit de qualité et on ne voit pas la relation avec le patient comme un grossiste. On voit plutôt ça comme si nous étions un service de deuxième ligne après le médecin pour répondre aux questions et aider la personne», explique-t-il.

Les installations actuelles de l'ancienne pépinière permettent de produire 75 kilogrammes par mois qui sont entreposés dans une voûte pharmaceutique sécurisée. Une nouvelle infrastructure, dont la construction a été amorcée à l'automne dernier, sera opérationnelle à compter de mars 2016. Cette usine sophistiquée permettra de faire grimper considérablement la production annuelle.

«On espère pouvoir produire environ 3000 kilos en 2017, ce qui nous permettrait de supporter 7500 patients», a indiqué le gestionnaire.

Le nombre d'employés à temps complet devrait quant à lui passer de 12 à une quarantaine au cours de la prochaine année. Chaque salarié fait l'objet d'une vérification «rigoureuse» de la part de la Gendarmerie royale du Canada avant d'être embauché, assure M. St-Louis.

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