Daoust promet d'être à l'écoute

Le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des... (Martin Roy, LeDroit)

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Le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust (à droite), était de passage en Outaouais, lundi, à l'invitation de la Chambre de commerce de Gatineau et de son président, Antoine Normand (à gauche).

Martin Roy, LeDroit

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Sans vouloir gérer le dossier de l'Outaouais en tenant compte uniquement de ses spécificités liées à sa proximité avec Ottawa, le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, assure que Québec sera là pour appuyer tout «projet concret» qui lui sera présenté.

De passage dans la région lundi dans le cadre d'un dîner-conférence organisé par la Chambre de commerce de Gatineau (CCG), le ministre Daoust a insisté à maintes reprises sur le fait qu'il «travaille sur une base de projets» et non pas de «concepts».

Dans son discours, le président de la CCG, Antoine Normand, a insisté sur la particularité géographique de l'Outaouais et ses impacts sur le plan économique, en santé et en éducation, entre autres.

Interrogé à savoir quelle place prenait cette particularité dans ses décisions, M. Daoust a indiqué que la région avait l'«avantage» d'avoir une voisine riche comme Ottawa, et que chaque région se dit spécifique à certains égards, en donnant l'exemple de la Gaspésie, où le taux de chômage se situe à 21%. «Moi, ce que je dois faire, c'est composer avec les ressources de l'État, et c'est pour ça qu'on dit qu'on doit être beaucoup plus efficace au niveau administratif», a-t-il mentionné.

Antoine Normand rétorque que «sans rien leur enlever», les gens en Gaspésie vivent un déclin démographique, ce qui est loin d'être le cas en Outaouais.

«Leurs écoles se vident, leurs cégeps se vident et leurs hôpitaux ont moins de monde à soigner qu'ils en avaient l'année passée et l'année d'avant, a-t-il souligné. Ici, c'est le contraire, parce qu'on a un taux de croissance et nos institutions ne suivent pas ce même taux de croissance. [...] C'est ça le rattrapage qu'on essaye d'avoir.»

Jacques Daoust a aussi évoqué le dossier du développement de programmes d'études, alors que plusieurs jeunes traversent la rivière pour étudier en Ontario. «Je pense qu'on doit répondre aux besoins de notre société et l'adéquation entre le marché du travail et la diplomation, elle ne peut pas être à 100%, mais elle peut être grandement améliorée», a-t-il mentionné en donnant l'exemple de l'École nationale d'administration publique (ENAP), qui «pourrait penser à une constituante ici», en Outaouais, pour tabler sur l'expertise des gens dans le domaine. Or, l'ENAP est déjà établie dans la région depuis 1975.

Un espoir pour l'argent de la SDEO

M. Normand considère tout de même que le ministre Daoust est davantage conscient des particularités de l'Outaouais. Selon le président de la CCG, M. Daoust s'est engagé à laisser à la région les quelque 4 millions$ qui dorment dans les coffres de la Société de développement économique de l'Outaouais (SDEO) si un projet muni d'une «gouvernance claire lui est présentée».

L'Outaouais avait une «peur bleue» de perdre cette somme, rappelle M. Normand. Une nouvelle structure pourrait donc être mise en place pour s'assurer que ces 4 millions$ servent à la région. «Je présume que ça va être un mélange de la table des préfets et du Centre local de développement, qui a des analystes financiers, a mentionné Antoine Normand. [...] Mais le ministre a été clair qu'il n'est pas question d'en faire une affaire de subventions. C'est pour appuyer des projets.» Le projet de train touristique dans la Petite-Nation pourrait peut-être en profiter, croit M. Normand, s'il est démontré qu'il peut être rentable.

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