Situation financière «fragile» pour le tiers des résidents de l'Outaouais

Près du tiers des résidents de l'Outaouais jugent que leur situation financière... (Photothèque Le Soleil)

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Mama Afou
Le Droit

Près du tiers des résidents de l'Outaouais jugent que leur situation financière personnelle est « fragile », tandis qu'une personne sur deux croit qu'elle ne s'améliorera pas ou, pire, qu'elle va « se détériorer ».

C'est ce que révèle un sondage mené par la maison de recherche CROP pour la firme-conseil Raymond Chabot. Le coup de sonde, dont les résultats ont été dévoilés lundi, souligne qu'un résident de l'Outaouais sur quatre ne parvient jamais à épargner, que ce soit pour un REER, un CELI, l'achat d'une maison ou d'une voiture, et que la moitié des personnes sondées reconnaissent que leurs dettes ont augmenté ces trois dernières années.

Pour Marc Lafrenière, associé et syndic en redressement et insolvabilité chez Raymond Chabot Grant Thornton, les problèmes financiers de certains s'expliquent par le manque de temps pour élaborer un budget. « Nous sommes constamment bousculés par des obligations personnelles, familiales ou professionnelles, explique-t-il. Par conséquent, quelques aspects en souffrent, notamment la préparation du budget. »

M. Lafrenière signale l'importance d'élaborer et, surtout, de respecter un budget. « C'est le nerf de la guerre pour des finances personnelles saines et pour obtenir un portrait réaliste de sa situation », lance-t-il.

Ainsi, 31% des gens de l'Outaouais affirment ne pas faire de budget. L'avenir ne s'annonce guère mieux puisque 45 % des résidents de l'Outaouais craignent de manquer d'argent pour vivre confortablement dans le futur.

 

Au Québec

À l'échelle québécoise, les chiffres ne sont pas mieux. Quatre répondants sur dix jugent leur situation actuelle « fragile ». Cette situation de précarité est particulièrement présente chez les 18-34 et les 35-44 ans. Près de 50 % des personnes appartenant à ces deux groupes d'âges qualifient leurs finances «d'assez ou de très fragiles».

Enfin, 50 % des Québécois sont craintifs face à l'avenir et 39 % subviennent à leurs besoins actuels sans pouvoir réaliser d'épargnes pour l'avenir.

Cette étude apparaît quelques semaines après que Statistique Canada ait révélé que le niveau d'endettement des ménages canadiens a atteint un nouveau sommet au quatrième trimestre. Le ratio de la dette des ménages contractée sur le marché du crédit au revenu disponible a ainsi atteint ainsi 163,3 % au cours du trimestre, a précisé l'agence.

 

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