Les conservateurs s'attaquent au monopole de la SAQ pour les microbrasseries

L'Accord de libre-échange canadien, qui vise à éliminer... (Archives, La Presse)

Agrandir

L'Accord de libre-échange canadien, qui vise à éliminer les obstacles pour le commerce intérieur, entrera en vigueur le 1er juillet.

Archives, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Mylène Crête
La Presse Canadienne
OTTAWA

Les conservateurs veulent permettre aux microbrasseries, microdistilleurs et vignerons de contourner le monopole de la Société des alcools du Québec (SAQ).

Le député albertain John Barlow a déposé un projet de loi pour leur permettre de vendre leurs produits directement aux consommateurs de toutes les provinces sans avoir à passer par les organismes de réglementation.

«Quand je vais à l'épicerie au Québec, il y a des bières de partout dans le monde, mais cherchez une bière de la Colombie-Britannique ou de l'Alberta, il n'y en a pas», a souligné le député conservateur de Mégantic-L'Érable, Luc Berthold.

Le nouvel Accord de libre-échange canadien dévoilé vendredi dernier par le gouvernement fédéral et les provinces aurait dû assouplir les règles qui encadrent le commerce d'alcool, selon lui.

«On annonce un accord de libre-échange pancanadien et le tiers du document, c'est une liste d'exceptions, a-t-il dit. Dans le fond, le gouvernement a annoncé quelque chose pour bien paraître dans le cadre du 150e (de la Confédération), mais n'a pas vraiment réussi à s'attaquer aux vrais enjeux du libre-échange pancanadien.»

L'Accord de libre-échange canadien, qui vise à éliminer les obstacles pour le commerce intérieur, entrera en vigueur le 1er juillet.

Il prévoit la création d'un groupe de travail qui devra faire des recommandations pour améliorer le commerce interprovincial des bières, vins et spiritueux.

«Cette entente nous permet de faire de la vente d'alcool une priorité, affirme le ministre du Développement économique, Navdeep Bains. Donc, lorsqu'il entrera en vigueur, le groupe de travail aura 12 mois pour étudier la vente d'alcool entre les provinces et faire des recommandations.

«C'est la façon appropriée de procéder, car comme vous le savez, les provinces génèrent des revenus de la vente d'alcool», a-t-il ajouté.

Il admet que c'est en raison de ces revenus tirés de leurs taxes sur l'alcool que les provinces ont plus de difficulté à s'entendre sur le sujet.

La vente d'alcool est soumise à des lois fédérales, mais également des lois provinciales qui varient d'est en ouest. Par exemple, en Ontario, les microbrasseries ont plus de difficulté à vendre leurs produits dans les magasins d'alcool de leur propre province que leurs homologues du Québec.

D'autres, comme la Nouvelle-Écosse, ont des normes qui fixent la taille des bouteilles de bière. Ainsi, des microbrasseries d'autres provinces, où la taille des bouteilles est différente, ne peuvent avoir accès à ce marché à moins d'y installer une chaîne de production pour se conformer à cette norme.

Le Nouveau-Brunswick a demandé à la Cour suprême de se pencher sur le cas de Gérard Comeau, un résidant de Tracadie qui, en 2012, a été arrêté avec une importante quantité d'alcool achetée au Québec.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer