Aubaines d'après Noël ou mirage publicitaire?

Selon un sondage, les Québécois envisageaient dépenser 244 $... (Caroline Grégoire, Le Soleil)

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Selon un sondage, les Québécois envisageaient dépenser 244 $ en moyenne lors de la journée du 26 décembre.

Caroline Grégoire, Le Soleil

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La popularité grandissante du « Vendredi fou » et du « Cyberlundi » ne parvient pas encore à faire détourner le regard des consommateurs des traditionnelles aubaines du « Boxing Day ».

L'affluence dans les centres commerciaux de la région l'a démontré une fois de plus, lundi. Malgré un cocktail météo peu invitant, les consommateurs ont été nombreux à faire la chasse aux rabais d'après Noël.  

Un sondage réalisé pour le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) soutient qu'un Québécois sur trois a fouillé un peu plus creux dans ses poches pour faire une bonne affaire en magasin, ou en ligne, au cours des 24 dernières heures. 

Les consommateurs québécois envisageaient dépenser 244 $, en moyenne, au courant de la journée.

La Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) laisse toutefois entendre que les aubaines du 26 décembre n'ont rien de bien spéciales si on leur enlève tout le marketing agressif qui les entoure. 

« Pour plusieurs commerces, les réductions annoncées ne sont pas vraiment uniques à cette période de l'année, explique Élisabeth Circé Côté, coordonatrice de la CACQ. Par exemple, les aubaines sur les ordinateurs et les appareils électroniques sont surtout intéressantes au cours des mois de février, août et septembre. Pour les meubles et les électroménagers, elles s'échelonnent de janvier à juillet. Quant aux vêtements d'hiver, c'est en décembre qu'on trouve les meilleurs rabais, et en juin et juillet pour les vêtements d'été. Le lendemain de Noël, vous pouvez relaxer. »

Surendettement

Le taux d'endettement des ménages canadiens a atteint des sommets à 167 % en 2016, selon Statistique Canada. La dette moyenne de consommation des ménages, sans compter l'hypothèque, atteint 18 070 $. C'est 633 $ de plus qu'en 2015. L'endettement des ménages canadiens a presque doublé depuis 1999. Ils doivent en moyenne 1,68 $ pour chaque dollar de revenu. Ce sont les jeunes familles de 19 à 34 ans qui sont les plus endettées au pays.

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