Cuvée 2016 des livres de cuisine

De très beaux livres de cuisine se retrouvent... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit)

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De très beaux livres de cuisine se retrouvent sur les tablettes des librairies, pour ceux et celles qui cherchent un cadeau de Noël de dernière minute.

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

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Chaque année, de beaux livres de cuisine se bousculent sur les étagères des librairies. Pour ceux et celles qui sont encore à la recherche d'un cadeau qui sera apprécié à coup sûr, voici une sélection d'ouvrages parmi les plus intéressants de l'année.

Le plus captivant des livres de 2016 ne porte pas sur la cuisine mais son titre dit tout : Thé : histoire, terroirs, saveurs  par quatre auteurs qui sont dégustateurs de la Maison de thé Camellia Sinensis, à Montréal et Québec. Renversant. Quelle somme de connaissances ! Et accessible à tous alors qu'une visite chez Camellia Sinensis peut être intimidante. Cela peut se consommer en petites gorgées, quelques paragraphes à la fois, ou plus goulûment, par sections. Débutants ou dégustateurs d'expérience y trouveront leur intérêt, l'écriture est simple. Ça démarre à la base, « du jardin à la tasse », puis les auteurs explorent des chemins rarement présentés de manière si complète et captivante (les terroirs, par exemple).

À 26,99 $ aux Éditions de l'Homme, c'est donné. Le seul regret : le contenu aurait gagné d'une facture de contenant plus noble : cartonné, plus grand. 

Dans la catégorie livres de recettes traditionnels, deux titres sortent du lot en 2016. Le premier est Simplicité culinaire , du chef Martin Juneau (Éditions La Presse, 39,95 $). Le fondateur du réputé restaurant Pastaga a choisi 30 aliments qu'il décline en 100 recettes. De belles photos, pas d'illustrations de marche à suivre mais des textes faciles à comprendre. Ce livre devrait connaître un beau succès, surtout que les autres rois de l'édition culinaire au Québec (comme Ricardo Larrivée, Danny St-Pierre, Josée di Stasio, Louis-François Marcotte) n'ont pas publié de livre en 2016.

Stéphane Modat est chef de cuisine au Château Frontenac, à Québec, et a souvent collaboré avec le sommelier François Chartier pour sa série de livres Papilles et molécules. Cette année, Modat a ainsi publié De ma cour au Château (Éditions La Presse, 39,95 $). Là, le coefficient de difficulté des 120 recettes est nettement plus élevé que celui de Juneau. Par contre, c'est plus recherché et plus beau comme résultat. Pour les cuistots plus avancés.

Il est rare que Le Droit ait endossé des livres de cuisine en anglais, mais il s'en est fait peu dans la région d'Ottawa. Impossible de passer sous silence celui de la critique et foodie Anne DesBrisay, Ottawa Cooks  (Figure 1 Publishing, 37,95 $). Le titre joue sur la confusion des mots. L'oeuvre est la fois un hommage aux cuisiniers d'Ottawa qu'à la cuisine qui se fait à Ottawa. Une cinquantaine de chefs d'ici partagent une recette, favorite de leur établissement ou héritage familial. Quelques francophones comme Marysol Foucault et Marc Lépine sont du lot. De très belles photos, des plats appétissants. 

Autre livre avec un lien avec l'Outaouais : Saveurs d'ici : trouvailles gourmandes de Montréal et de ses environs (Éditions du Journal, 24,95 $), de la Gatinoise Renée Laurin. Ex-journaliste au quotidien Le Droit et Montréalaise d'adoption, elle tient depuis plusieurs années maintenant une chronique sur les bons produits alimentaires.

Les guides restaurants

Enfin, un mot sur les guides restaurants. Sur Ottawa, il n'y a guère plus que le Guide Debeur qui publie une sélection des meilleures adresses culinaires de la région. Même en anglais, rien n'a été publié depuis quelques années.

Le Guide Restos Voir a survécu à la fin de l'hebdomadaire papier qui l'a vu naître mais les suggestions qui arpentent tout le Québec, arrêtent à Gatineau. Rien sur l'Ontario donc.

Par ailleurs, l'année 2016 signale l'arrivée d'un des grands joueurs internationaux dans le domaine des guides restaurants. Le Gault & Millau vient de publier une première édition pour Montréal et au moins ils ont une réputation à défendre, à l'inverse des guides en ligne qui tiennent plus des concours de popularité.

Gageons que le Guide Michelin, déjà bien implanté aux États-Unis, ne sera pas très loin derrière. Ce qui serait une excellente nouvelle, en passant.

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