Loblaw se prépare à une guerre de prix

Mercredi, Loblaw a affiché un bénéfice net en... (Nathan Denette, Archives PC)

Agrandir

Mercredi, Loblaw a affiché un bénéfice net en chute de près de 15% pour son deuxième trimestre, par rapport à l'an dernier, même si ses revenus ont augmenté.

Nathan Denette, Archives PC

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Linda Nguyen
La Presse Canadienne
Toronto

Le grand patron de Loblaw se prépare à une guerre de prix avec ses rivales, afin de s'assurer que la plus grande chaîne de supermarchés d'alimentation au Canada reste concurrentielle dans un environnement de faible inflation.

«Les guerres de prix ne sont habituellement pas quelque chose que nous attendons avec impatience, mais nous serons certainement prêts si le marché se réchauffe», a expliqué mercredi le président des Compagnies Loblaw, Galen G. Weston, lors d'une conférence téléphonique avec des analystes.

La société, qui détient diverses bannières dont Loblaws (Provigo au Québec), No Frills, Real Canadian Superstore et Shoppers Drug Mart (Pharmaprix au Québec), lutte activement contre la hausse des prix des aliments en attaquant le problème au niveau de ses fournisseurs.

«Après deux ans d'augmentations de coûts de plus d'un milliard de dollars de la part de nos plus grands fournisseurs, avec les hausses de prix au détail que cela a entraîné à travers le pays, nous avons demandé à ce groupe de nous appuyer dans notre initiative pour réduire les prix pour nos consommateurs», a expliqué M. Weston.

Plus tôt en juillet, Loblaw a transmis une lettre à ses fournisseurs pour les avertir qu'il appliquerait une déduction automatique de 1,45% sur les prix de toutes les livraisons reçues à compter du 4 septembre.

La lettre indiquait en outre que l'épicier rejetterait toute augmentation future de prix de la part des fournisseurs à moins qu'elles soient liées à une augmentation des coûts des intrants, comme des frais de carburant ou des variations des taux de change.

Loblaw ajoute dans sa missive qu'elle tiendra pour acquis que les fournisseurs acceptent ces baisses de prix si les livraisons se poursuivent au-delà de la date du 4 septembre.

Un porte-parole de l'entreprise n'a pas voulu indiquer si le propriétaire des supermarchés avait reçu des réponses à sa lettre.

Au cours de la conférence téléphonique, M. Weston a indiqué que Loblaw refilerait les économies aux consommateurs, sans toutefois préciser si cela signifiait que les prix allaient être réduits dans ses magasins.

«Je crois que nous sommes une organisation très puissante en ce qui a trait à la concurrence. Nous croyons que nous détenons des formats qui sont positionnés de façon unique dans chacun de nos marchés de base et que lorsque nous réalisons un investissement, nous le faisons à des endroits qui nous permettent d'offrir un avantage soutenu par rapport à nos concurrents», a-t-il expliqué.

L'inflation du prix des aliments ralentit

La semaine dernière, Statistique Canada a indiqué que l'inflation pour les aliments avait ralenti pour s'établir à 1,3% en juin, après s'être maintenue au-dessus de la barre des 3% pendant 18 mois de suite avant mai.

Pour continuer à assurer la croissance de ses résultats, Loblaw a indiqué qu'elle devrait augmenter son volume de ventes, dans un contexte où la concurrence se fait de plus en plus vive entre les épiciers traditionnels, comme Metro et Sobey's, et les grands détaillants comme Costco et Walmart.

Mercredi, Loblaw a affiché un bénéfice net en chute de près de 15% pour son deuxième trimestre, par rapport à l'an dernier, même si ses revenus ont augmenté.

Le bénéfice net s'est chiffré à 158 millions $, soit 39 cents par action, pour le trimestre clos le 18 juin. En comparaison, il avait été de 185 millions $, soit 44 cents par action, à la même période un an plus tôt. Loblaw a attribué ce recul à une hausse de ses coûts d'intérêt et à des charges financières.

Cependant, ses revenus d'ensemble ont grimpé de 196 millions $, soit 2%, pour atteindre 10,7 milliards $, comparativement à un chiffre d'affaires de 10,5 milliards $ un an plus tôt.

Les revenus ont notamment grimpé plus vite chez Shoppers Drug Mart, ce qui était attribuable à une augmentation de l'offre d'aliments dans ses pharmacies. La chaîne a aussi continué à profiter de ses divisions de la santé, de la beauté et des cosmétiques, ainsi que de la sortie du grand détaillant américain Target du marché canadien, l'an dernier.

Par ailleurs, Loblaw cherche toujours un acheteur pour son réseau de 212 stations-service, mis en vente en mai. La société a déjà indiqué qu'elle ne réaliserait cette transaction que si le montant offert était le bon.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer