De l'essence à 80 cents le litre à Ottawa

Il est peu probable qu'il y aille une... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Il est peu probable qu'il y aille une hausse marquée du prix de l'or noir à court terme.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Plusieurs automobilistes ont eu l'agréable surprise de faire le plein à moins de 80 cents le litre à Ottawa, ces derniers jours. Un fait très rare depuis 2009.

Lundi matin, certaines stations-service du secteur Orléans, dans l'est de la capitale, affichaient un prix aussi bas que 79 cents le litre.

Peu à peu durant la journée de lundi, les prix ont grimpé au-dessus de la barre du 80 cents. En moyenne, le prix à la pompe oscillait autour de 90 cents lundi à Ottawa - et de 94 cents à Gatineau.

Il n'est pas rare que les prix à la pompe dans le secteur Orléans défient toute compétition dans la grande région d'Ottawa. Les détaillants s'y livrent une vive concurrence pour attirer les automobilistes.

La principale cause de la chute des prix à la pompe est le creux historique dans lequel est plongé l'indice du baril de pétrole brut, explique Jean-Thomas Bernard, professeur au département d'économie de l'Université d'Ottawa et spécialiste des questions liées à l'énergie.

Or, à 80 cents le livre, les stations-service font peu ou pas de profit sur l'essence, affirme le professeur Bernard. L'objectif est de créer l'habitude chez le consommateur afin de l'attirer de nouveau à ses pompes, dit le spécialiste. Bref, il s'agit d'un coup de marketing.

Mais M. Bernard doute de l'efficacité de cette stratégie. «C'est une façon de garder des parts de marché. Mais de nos jours, les automobilistes ne sont plus fidèles. Ils vont où le prix est le moins cher», tranche-t-il.

Le prix à la pompe dépend de trois facteurs: le prix du brut, la marge de profit des raffineries et celle des stations-service, qui est de 3 à 5 cents en temps normal.

Pas de hausse pour l'instant

Il est inutile de se ruer aux pompes pour économiser. L'économiste n'entrevoit pas de hausse marquée du prix de l'or noir à court terme. Selon lui, il est peu probable que le prix du brut ne grimpe au-dessus de 100$US le baril avant plusieurs mois, voire quelques années encore.

«Il y a beaucoup de pétrole qui est produit en ce moment et qui ne coûte pas cher à extraire», explique-t-il.

Le Canada sera donc forcé de regarder passer la parade pour encore quelque temps. Le pétrole des sables bitumineux, plus coûteux à extraire, n'est souvent pas rentable à produire lorsque le brut est sous la barre des 80$US, dit M. Bernard.

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