Le patron de Volkswagen démissionne

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Dans une déclaration, Martin Winterkorn a pris la responsabilité pour les «irrégularités» révélées dans ses moteurs diesel, mais a ajouté qu'il n'était pas «conscient de quelque action fautive» de sa part.

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Associated Press
BERLIN

Le chef de la direction de Volkswagen, Martin Winterkorn, a démissionné mercredi dans la foulée du scandale qui a vu le constructeur automobile allemand admettre qu'il avait usé de duperie pour répondre aux exigences réglementaires sur les émissions polluantes de ses véhicules.

Dans une déclaration, M. Winterkorn a pris la responsabilité pour les «irrégularités» révélées dans ses moteurs diesel, mais a ajouté qu'il n'était pas «conscient de quelque action fautive» de sa part.

Aucun successeur n'a été immédiatement nommé.

«Volkswagen a besoin d'un nouveau départ - aussi au niveau du personnel», a-t-il déclaré. «Je laisse la voie libre à ce nouveau départ avec ma démission.»

Selon M. Winterkorn, VW doit aller de l'avant avec son processus de «clarification et de transparence».

«C'est la seule façon de regagner la confiance. Je suis convaincu que le groupe Volkswagen et son équipe va surmonter cette grave crise», a-t-il ajouté.

À la suite de sa déclaration, l'action de Volkswagen avançait de 8,7%.

Malgré tout, il faudra qu'elle progresse bien davantage pour récupérer les pertes des deux dernières séances, qui ont retranché près de 25 milliards d'euros (soit environ 28 milliards $ US) à sa valeur boursière.

M. Winterkorn était soumis à une intense pression depuis que l'Agence de protection environnementale des États-Unis (EPA) a dévoilé, vendredi dernier, que le constructeur avait tenté de berner les responsables des tests sur les émissions polluantes de ses véhicules diesel.

Le contrat du patron de VW devait être prolongé de deux ans, jusqu'en 2018, lors d'une rencontre du conseil de supervision de l'entreprise.

L'EPA a indiqué que Volkswagen pourrait être frappé d'une amende allant jusqu'à 18 milliards $ US. D'autres pays, dont la Corée du Sud, ont aussi ordonné la tenue d'enquêtes sur les niveaux d'émissions de gaz polluants des véhicules de VW. Certains cabinets d'avocats nord-américains ont déposé des actions collectives.

Mardi, Volkswagen a précisé que 11 millions de ses véhicules vendus à travers le monde contenaient le dispositif controversé qui permettait de tromper les essais réglementaires - révélant du coup que le problème allait bien au-delà des 482 000 automobiles précédemment identifiées par l'EPA.

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