Vieux et moches, mais toujours bons

L'an dernier, l'idée de commercialiser les fruits et... (Photo d'archives)

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L'an dernier, l'idée de commercialiser les fruits et légumes moches a été adoptée par une grande chaîne de supermarchés française, en marge de l'Année européenne de la lutte contre le gaspillage alimentaire.

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Avec l'été qui s'achève, l'heure des récoltes tire à sa fin dans les champs de la région. Pour une deuxième année consécutive, l'Escouade anti-gaspillage alimentaire de la Table de concertation sur la faim et le développement social de l'Outaouais sillonne les terres des producteurs locaux afin de recueillir les fruits et légumes qui seraient autrement jetés en fin de saison.

Créée au printemps 2014 afin de contrer l'insécurité alimentaire en Outaouais, l'Escouade anti-gaspillage alimentaire et son équipe de bénévoles étaient du côté du Verger Croque-pomme, à Thurso, lundi.

Mercredi, ce sera au tour de la Ferme Paysvert, à Qyuon, dans le Pontiac, d'accueillir les bénévoles qui viendront ramasser des haricots sur place. Plusieurs autres activités du genre sont prévues ces prochaines semaines.

Les fruits et légumes ainsi glanés sont recueillis par Moisson Outaouais, qui redistribue ensuite le tout aux banques alimentaires de la région. Dans le cas des pommes cueillies lundi, elles serviront à la transformation et seront apprêtées dans des cuisines collectives.

«Ce sont souvent des fruits ou des légumes qui sont simplement tombés au sol, qui sont encore frais et très bons, mais qui ne peuvent pas être vendus», note la chargée de projet pour l'Escouade anti-gaspillage alimentaire, Cynthia Macameau.

En 2014, l'escouade a réussi à récupérer sept tonnes de fruits et de légumes qui auraient autrement été jetés ou laissés au sol par les cinq producteurs participants. Plus d'une tonne supplémentaire d'aliments a également été récupérée dans les marchés publics de la région.

Cinq producteurs maraîchers ont encore confirmé leur participation au projet cette année. Mme Macameau soutient que d'autres propriétaires de potagers, vergers, serres et fermes devraient se joindre au mouvement d'ici les prochaines semaines, alors que la saison de glanage ne fait que commencer.

Cette dernière affirme que le projet fait boule de neige depuis l'an passé. Le tonnage de fruits et légumes en provenance des marchés publics a d'ailleurs doublé comparativement à 2014, alors qu'il a déjà atteint le cap des 2000 kg.

«Il n'y a pas vraiment personne qui peut être en désaccord avec la sécurité alimentaire. Travailler au champ, c'est du temps, de l'argent, du travail et c'est difficile. Nous, on offre de fermer le champ gratuitement. C'est un peu ça que je dis aux producteurs quand je vais les rencontrer», explique la chargée de projet.

Des frigos «anti-gaspillage»

Par ailleurs, l'escouade mettra bientôt à la disposition du public des réfrigérateurs anti-gaspillage. Le projet pilote, qui doit être lancé le 21 septembre, permettra l'aménagement de «frigos partage» à l'extérieur de la Mie de l'entraide, dans le secteur Buckingham, ainsi qu'à la Manne de l'Île et au Dépanneur Sylvestre, dans le secteur Hull.

«Monsieur et Madame Tout-le-monde pourront aller y déposer leur surplus de potager», précise Cynthia Macameau.

L'Escouade anti-gaspillage alimentaire fonctionne cette année grâce au financement de la Table jeunesse Outaouais (50 000$) et du Fonds vert de la Ville de Gatineau (25 000$).

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