Freeland ignore si le bois d'oeuvre sera réglé avant l'ALENA

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La Presse Canadienne

La ministre fédérale des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, croit qu'un accord négocié entre le Canada et les États-Unis dans le dossier du bois d'oeuvre est «en principe possible», et pourrait être «gagnant-gagnant» pour les deux pays, mais elle ne peut pas prédire aujourd'hui si cette entente sera possible en réalité.

En conférence téléphonique depuis Manille, lundi, Mme Freeland a estimé qu'en ce qui concerne le bois d'oeuvre, les négociations sont déjà bien entamées avec le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, qui serait «très engagé» dans ce dossier. Mais elle ignore si un accord pourra être conclu avant le début de la renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), dans neuf jours.

Ottawa et le gouvernement néo-démocrate de Colombie-Britannique souhaitaient que le litige sur le bois d'oeuvre soit réglé avant le début de ce qui pourrait être de longues négociations pour le renouvellement de l'ALÉNA. La Colombie-Britannique produit environ la moitié du bois d'oeuvre canadien.

La ministre Freeland, qui est aussi responsable du commerce canado-américain, soutient que des représentants canadiens - y compris elle-même, «personnellement» - ont été «très actifs et énergiques» avec leurs homologues américains depuis deux mois dans le dossier du bois d'oeuvre.

Lorsque l'ALÉNA de 1994 a été élaboré, le bois d'oeuvre avait été exclu de l'accord général: le Canada et les États-Unis avaient préféré renégocier ponctuellement des accords spécifiques de quelques années à ce sujet, dont le plus récent est venu à échéance en 2015. En avril dernier, l'administration de Donald Trump a imposé sur le bois d'oeuvre canadien des droits compensateurs atteignant en moyenne 20 pour cent. Deux mois plus tard, Washington imposait des «droits antidumping» de sept pour cent additionnels.

Les Américains soutiennent que l'essentiel du bois canadien est récolté sur des terres de la Couronne et qu'il est vendu à des prix inférieurs au marché - ce qui constitue à leurs yeux une forme de subvention et un avantage concurrentiel déloyal. Les Canadiens plaident que les droits compensateurs américains sont injustes, comme l'ont confirmé des décisions antérieures de l'Organisation mondiale du commerce et de groupes binationaux d'experts chargés de régler les différends en vertu du «chapitre 19» de l'ALÉNA.

Mme Freeland était aux Philippines pour des rencontres avec ses homologues de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est. «Je ne peux pas dire pour l'instant si ce sera possible de conclure les négociations maintenant», a-t-elle indiqué. «Je pense qu'un accord négocié entre le Canada et les États-Unis est, en principe, possible, et pourra être gagnant-gagnant pour les deux pays, notre industrie et nos travailleurs, et aussi pour les consommateurs aux États-Unis, mais je ne peux pas dire maintenant si cette entente sera possible en réalité.»




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