Restaurées dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean

Yannick Arseneault a décidé de se lancer dans... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Agrandir

Yannick Arseneault a décidé de se lancer dans le marché des voitures antiques après avoir restauré un Chevrolet Chevelle 1967 Show Car. Le bolide qui possède un puissant moteur 572 Crate Engin est l'une des rares pièces de sa collection personnelle qui n'est pas à vendre.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les voitures antiques qui passent chez Extrême auto sont entièrement restaurées dans la région.

Son propriétaire Yannick Arseneault, bien qu'étant un passionné de bolides, ne s'est cependant jamais lancé lui-même dans la restauration d'une voiture antique. « Moi, je suis un vendeur et je fais de la gestion. J'aime rencontrer les gens, connaître l'histoire des voitures, planifier mes concepts, les couleurs. Mais il y a des gens plus compétents que moi pour faire le travail », assure-t-il. Ces tâches, à elles seules, lui demandent de 80 à 90 heures de travail par semaine. « Ce n'est pas du travail pour moi », précise celui pour qui un tel horaire représente « une petite semaine », comparativement aux horaires qu'il a déjà eus par le passé.

Dans le garage situé à gauche des bureaux de son entreprise, quelques membres de sa famille et employés s'occupent à refaire entièrement l'intérieur des dernières voitures arrivées au pays par transport maritime.

Bancs, tableau de bord, soubassement, intérieur du capot : tout est nettoyé, refait et peinturé en suivant le modèle d'origine. Pour les tâches spécialisées, les voitures sont envoyées à d'autres entreprises de la région. L'aspect antique des voitures est conservé, tout en intégrant parfois des écrans tactiles et des prises USB pour le confort des utilisateurs.

« Ça ne paraît pas ici, mais ça roule et on fait travailler pas mal de monde dans la région », souligne-t-il fièrement, en nous présentant le travail de ses hommes qui s'occupent dans le garage de la finition d'un Dodge Charger 1970 édition 500 et d'un Ford Hot Rod 1932 moteur 350 à la peinture rouge et noire, digne d'un travail d'artiste. « Il y a des peintures qui peuvent demander à elles seules quelques dizaines de milliers de dollars », explique l'homme d'affaires.

Une entreprise familiale

Le fils de Yannick Arseneault, William, âgé de 18 ans, apprend les rouages de l'entreprise avec son père. Et pas question pour lui de l'avoir facile : son paternel tient à ce qu'il apprenne les rouages du métier comme lui a dû le faire. 

« S'il veut faire ce métier-là, il faut qu'il l'apprenne. Il n'aura pas de passe-droit parce que c'est mon fils », tranche celui qui est un autodidacte. 

Détenant un diplôme d'études secondaires, Yannick Arseneault avait préféré bâtir sa propre expérience, en apprenant à l'« école de la vie » et avait mis un terme à ses études collégiales en administration. Il souhaite que son fils apprenne de la même manière. 

Ainsi, William, du haut de ses 18 ans, doit atteindre un certain quota de vente et parcourt seul le pays pour aller livrer ou chercher des voitures antiques. Extrême auto est avant tout une affaire de famille : Yannick opère l'entreprise avec le soutien de sa conjointe Jennifer Martel, avec qui il partage sa vie depuis 24 ans et a eu trois enfants. Le frère de Yannick, Patrice, aussi passionné de voitures, fait aussi partie de l'équipe de travailleurs.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer