Bois d'oeuvre: décision «déplorable», dit le maire de Thurso

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«Avec les garanties de prêts qui ont été mises en place par le fédéral et le provincial, je pense que l'industrie forestière devrait rouler normalement en Outaouais pour la prochaine année», a déclaré Benoît Lauzon.

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Le droit antidumping préliminaire de 6,87 % sur les exportations canadiennes de bois d'oeuvre annoncé lundi par le département américain du Commerce a eu l'effet d'une douche froide partout au pays. En Outaouais, l'inquiétude est palpable, mais l'industrie forestière devrait malgré tout réussir à faire face à la crise sans trop de dégât, du moins à court terme.

C'est entre autres l'avis du maire de Thurso et président du caucus régional de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), Benoît Lauzon, qui qualifie de «déplorable» le nouveau droit américain.

M. Lauzon, qui est aussi membre du Comité de la forêt de l'UMQ, croit que les mesures d'aide financière de l'ordre de 867 millions de dollars annoncées au début du mois par le gouvernement Trudeau et destinées à l'industrie forestière canadienne permettront à la région d'absorber le coup à court terme, mais qu'il faudra «travailler extrêmement fort» pour soutenir le secteur forestier.

«Avec les garanties de prêts qui ont été mises en place par le fédéral et le provincial, je pense que l'industrie forestière devrait rouler normalement en Outaouais pour la prochaine année. Tant que les industries du bois d'oeuvre seront en opération, on ne ressentira pas d'impact sur notre territoire. On peut se faire rassurant pour nos travailleurs. L'industrie et nos gouvernements vont faire les efforts nécessaires pour combattre les États-Unis», a mentionné M. Lauzon.

Avec les droits compensatoires d'environ 20 % annoncés en avril, le bois d'oeuvre qui traverse la frontière canado-américaine fait désormais l'objet d'une surtaxe de 27 %.

En Outaouais, c'est surtout en Haute-Gatineau que la mesure punitive des Américains pourrait faire le plus mal. Produits forestiers Résolu, Louisiana-Pacific et l'entreprise Atlas, localisée à Low, seront notamment touchés par cette taxe supplémentaire.

Le député fédéral de Pontiac, William Amos, se dit préoccupé par la situation, mais demeure confiant que les sommes mises de l'avant par Ottawa et Québec seront suffisantes pour épauler les forestières durant les prochains mois. «Nous avons présenté une réponse pour protéger l'industrie et il m'apparaît que cette réponse est adéquate. Je suis préoccupé par la situation de façon globale, mais en ce qui concerne notre région, selon ce que j'entends, c'est qu'il n'y a pas de pertes d'emplois imminentes et une des raisons pour cela, c'est que nous sommes là pour protéger notre industrie», a-t-il réagi lorsqu'interrogé par Le Droit.

Le député fédéral de la circonscription d'Argenteuil-La Petite-Nation, Stéphane Lauzon, entrevoit pour sa part que le conflit pourrait durer longtemps, d'autant plus si le dossier s'enlise dans une bataille juridique entre Ottawa et Washington.

Son gouvernement devra être à l'affût pour les mois à venir, affirme-t-il. Il n'écarte pas la possibilité que des mesures d'aide supplémentaires puissent être annoncées si cela s'avère nécessaire. 

«Il faudra être prêt à supporter nos entreprises. Il faudra peut-être mettre plus d'argent s'il le faut, mais nous avons un bon départ avec 867 millions de dollars pour les collectivités et les travailleurs qui sont touchés», dit-il.

Stéphane Lauzon estime que ce sont toutes les régions qui subiront les contrecoups d'une crise trop longue. Dans Argenteuil-La Petite-Nation, aucune entreprise n'est visée directement par la nouvelle loi antidumping. Cela n'empêche pas sa circonscription d'être à risque.

«Nous n'avons pas d'entreprises de transformation sur le territoire, mais nous avons du territoire de coupe utilisé pour le bois d'oeuvre. L'impact le plus direct se fera sentir sur les travailleurs. De la vente des appareils d'abattage aux compagnies d'entretien jusqu'au petit restaurant du coin, ce sont tous les commerces qui sont reliés de près ou de loin à la transformation du bois qui sont affectés», souligne-t-il.




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