Les tuiles s'accumulent pour Aimia

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Aimia dit continuer de discuter avec «diverses parties» pour tenter de «sceller de nouvelles relations commerciales à long terme» après 2020.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Les tuiles s'accumulent pour Aimia depuis qu'Air Canada a annoncé, il y a un peu plus d'un mois, qu'il lancerait en 2020 son propre programme de fidélisation et qu'il ne renouvellerait pas son contrat avec l'exploitant du programme Aéroplan.

En plus de la démission de trois membres du conseil d'administration, Aimia a annoncé mercredi la suspension des paiements de tous les dividendes sur ses actions ordinaires et privilégiées. Cette décision concerne les montants déjà déclarés qui devaient initialement être versés le 30 juin aux actionnaires inscrits en date du 16 juin.

Si l'entreprise établie à Montréal dit avoir les reins assez solides pour retourner ce capital à ses porteurs de titres, elle a expliqué, par voie de communiqué, ne pas pouvoir aller de l'avant en raison d'obligations réglementaires.

«Bien que la société dispose des liquidités nécessaires, le critère de la suffisance du capital prévu par la [Loi canadienne sur les sociétés par actions] l'empêche légalement de le faire», a indiqué le président exécutif du conseil d'Aimia, Robert Brown.

Parallèlement, la société a vu trois administrateurs - Joanne Ferstman , Alan Rossy et Berth Horowitz - remettre leur démission, en plus d'annoncer la réduction de la taille de son conseil d'administration, qui passera de 12 à neuf membres. Aimia n'a pas fourni les raisons entourant ces départs.

Ces annonces ont ébranlé le titre de l'exploitant de programmes de fidélisation, qui a touché un creux annuel à la Bourse de Toronto en se négociant temporairement 1,49 $. À la fermeture, l'action avait plongé de 26,79 %, ou 56 cents, pour terminer à 1,53 $. En comparaison, le titre de l'entreprise se négociait à environ 9 $ en mai quand Air Canada a fait part de sa décision de lancer son propre programme de fidélisation en 2020.

En dépit de la tourmente actuelle, M. Brown a fait valoir qu'elle continuait à générer des liquidités.

«En date du 31 mars 2017, nous avons déclaré 331,7 millions $ de trésorerie et d'équivalents de trésorerie, de trésorerie affectée et de placements à court terme», a-t-il précisé.

À l'origine, Aéroplan était le programme de fidélisation maison d'Air Canada. Il a été essaimé en tant qu'entreprise indépendante, qui est depuis devenue Aimia. Son nombre de membres et ses services ont pris du volume avec les années.

Le dernier mois s'est avéré turbulent pour Aimia. Son  ancien grand patron, Rupert Duchesne, qui était en congé médical, a officiellement quitté son poste pour être remplacé par David Johnson. De plus, la semaine dernière, elle a perdu son chef de la direction financière, Tor Lonnum, qui a cité des raisons familiales pour rentrer à Copenhague, au Danemark.

Dans la foulée de la décision annoncée par Air Canada le mois dernier, Drew McReynolds, de RBC Marchés des capitaux, s'attendait à ce qu'Aimia annonce une réduction de son dividende. Dans une note, l'analyste s'est cependant montré étonné de constater une suspension des dividendes déjà déclarés.

«Même si nous n'anticipons pas une détérioration de la performance d'Aéroplan au cours des prochains trimestres, nous estimons que l'action d'Aimia demeure sous pression jusqu'à ce (nous ayons plus de détails sur Aéroplan) à mesure que 2020 approchera», écrit M. McReynolds.

Aimia dit continuer de discuter avec «diverses parties» pour tenter de «sceller de nouvelles relations commerciales à long terme» après 2020. Elle poursuit également ses efforts afin de réduire ses coûts d'environ 70 millions $.




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