Les agences de voyages s'en sortent malgré le terrorisme

Selon Johanne Mondor, les gens qui voyagent peu... (Associated Press)

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Selon Johanne Mondor, les gens qui voyagent peu ou qui se limitent aux destinations soleil pourraient être plus réticents à visiter l'Europe dans le moment, mais elle n'observe pas une baisse d'achalandage pour autant.

Associated Press

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Les sons de cloche diffèrent d'une agence de voyages à l'autre, dans la région, à savoir si les récents attentats terroristes perpétrés au Royaume-Uni et ailleurs en Europe ont des impacts sur l'envie des gens de s'envoler vers les destinations prisées du Vieux Continent.

Les tristes événements ne freinent pas les ardeurs des voyageurs, particulièrement ceux qui sont habitués de faire leurs bagages et de partir à la découverte d'un coin de pays, affirme la copropriétaire de l'agence Club Voyages Guertin, Johanne Mondor. « Nous n'avons pas observé de diminution, il n'y a pas eu d'annulation non plus. Il y a peut-être seulement des gens qui devaient aller à Londres et qui ont appelé pour finalement opter pour l'Italie. Même qu'on craignait qu'un groupe qui part pour Paris en septembre ne se remplisse pas, et finalement il est déjà complet. [...] Je pense que peu importe où l'on va, il n'y a pas d'assurance totale qu'il n'y aura aucun danger », lance-t-elle.

À son avis, c'est davantage les gens qui voyagent peu ou qui se limitent aux destinations soleil des Caraïbes qui pourraient être plus hésitants à visiter l'Europe présentement.

« Ceux qui voyagent régulièrement savent très bien qu'une fois rendu là-bas, il ne suffit que d'être prudent et c'est tout. Je crois que la médiatisation se fait beaucoup plus à l'extérieur, on dirait qu'on amplifie la chose un peu ici même si je ne veux pas en diminuer la gravité. Là-bas, quand tu es en voyage, tu n'écoutes pas nécessairement les nouvelles matin et soir. C'est grand, Londres », dit-elle, ajoutant que certains pays tels que la Turquie et l'Égypte ne sont cependant pas conseillés aux voyageurs.

La propriétaire de l'agence Voyages Lorraine, Josée Silva, constate quant à elle que l'impact sur les affaires se fait sentir depuis quelques mois, elle qui sent que la clientèle est plus craintive. 

« Cette année, j'ai vendu beaucoup moins de voyages vers l'Europe que par le passé. On parle d'une baisse de peut-être 40 ou 50 %. Ça s'explique beaucoup par le taux de change, mais est-ce que c'est aussi dû à tous ces événements ? En partie, sûrement. Oui, les gens qui avaient l'intention de voyager vont le faire quand même, mais différemment. Ils vont soit changer de destination s'ils le peuvent, soit remettre leurs vacances à plus tard », indique-t-elle, précisant que c'est la première fois qu'elle fait face à un tel phénomène en 13 ans dans le domaine. 

De son côté, Bernard Bacle, propriétaire du Club Aventure Voyages, dans le marché By, ne voit aucune différence dans l'attitude des voyageurs. 

« Quelques personnes nous ont appelés pour poser des questions, mais c'est tout. Nous n'avons pas eu d'échos. Les gens ne vont pas dans certains pays plus risqués, sauf que des endroits comme Londres et Paris demeurent sécuritaires, il s'agit d'événements isolés », dit-il.




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