Groupe TVA défend sa stratégie d'affaires

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La Presse Canadienne

La direction de Groupe TVA a défendu sa stratégie, mardi, après qu'elle eut été remise en question par des investisseurs mécontents de constater que l'action de l'entreprise est incapable de reprendre du poil de la bête.

Si le titre de catégorie B sans droit de vote avoisinait 20 $ à la Bourse de Toronto il y a 10 ans, il ne vaut plus que 3,50 $ environ.

Or, au cours des dernières années, la filiale de Québecor Media a réalisé d'importantes acquisitions à coups de millions de dollars, entre autres afin de consolider le secteur des magazines. Elle a aussi mis la main sur Vision Globale - qui comprend les Studios Mel's Cité du cinéma à Montréal et les Studios Melrose à Longueuil - pour environ 118 millions $.

Au cours de l'assemblée annuelle, qui se déroulait à Montréal en présence du grand patron de Québecor, Pierre Karl Péladeau, un actionnaire, Charles Parent, également gestionnaire de portefeuille à la Financière Banque Nationale, a interpellé les membres de la direction du Groupe TVA pour leur demander ce qu'ils comptaient faire pour insuffler de la vigueur à l'action.

«Je suis très déçu de cette performance, a affirmé M. Parent, qui a précisé que son intervention était à titre personnel. À chaque fois que je parle à mes clients d'investir dans TVA, on me rit en pleine figure et on me traite de naïf.»

Dans le cadre de la période des questions, le chef de la direction financière, Denis Rozon, a concédé que la valeur actuelle de l'action ne reflétait pas la «juste valeur» de Groupe TVA. Pour sa part, la présidente du conseil, Sylvie Lalande, a répondu que dans le contexte d'érosion des revenus publicitaires, la société prenait les «moyens nécessaires» pour diversifier ses sources de revenus.

En marge de l'assemblée, la présidente et chef de la direction de Groupe TVA, Julie Tremblay, a repris le même message.

«Notre plan est à long terme, a-t-elle dit en mêlée de presse. Nous sommes une entreprise en pleine transformation. Les entreprises comme TVA savent s'adapter.»

Puisque Québecor Média détient 68,4 pour cent des quelque 43,2 millions d'actions en circulation de Groupe TVA, M. Parent s'est demandé si le temps n'était pas venu pour Québecor de fermer le capital de Groupe TVA.

Ni Mme Lalande ni Mme Tremblay n'ont voulu s'avancer sur ce scénario, affirmant que ces décisions relevaient du conseil d'administration de Québecor.

Même horizon pour TVA Sports

Par ailleurs, malgré les déboires du Canadien de Montréal en séries éliminatoires, Groupe TVA estime que sa chaîne sportive est sur «la bonne voie» pour atteindre le seuil de la rentabilité en 2020.

Depuis la saison 2014-2015, la chaîne diffuse au moins 22 matchs nationaux de saison régulière du Tricolore (notamment les parties du samedi) en plus d'être le diffuseur officiel francophone des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey (LNH).

«Nous devons faire croître le nombre d'abonnés (qui est actuellement d'environ 2 millions) et obtenir des redevances (réglementaires) qui reflètent la valeur de la chaîne», a dit le chef de la direction financière de Groupe TVA, Denis Rozon.

Au cours de 2015, soit à sa première année comme diffuseur officiel de la LNH, TVA Sports avait affiché une perte de 39 millions $, comparativement à 19 millions $ l'année précédente. Les données pour 2016 - où le Canadien a raté les séries - devraient être dévoilées par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes plus tard cette année.

Malgré la centaine de licenciements effectués par la chaîne sportive américaine ESPN à la fin avril, Mme Tremblay estime que le lancement d'une nouvelle chaîne sportive au Québec était une bonne décision d'affaires.

«Pour les cinq prochaines années, on pense que le sport continuera à faire partie de ce (contenu) qui se distingue au niveau du direct, a-t-elle dit. On continue de voir un engouement.»

Perte plus importante

Groupe TVA a également profité de son rendez-vous annuel pour dévoiler ses résultats du premier trimestre, où l'entreprise a creusé sa perte en plus de voir ses revenus fléchir.

La société a affiché une perte nette de 8 millions $, ou 19 cents par action, par rapport à 7,4 millions $, ou 17 cents par action, lors de la période correspondante de l'exercice 2016.

Pour la période de trois mois terminée le 31 mars, le chiffre d'affaires s'est replié d'environ 3%, à 141,1 millions $.

Ce recul s'explique en partie par un ralentissement des activités de location de studios et d'équipements alors que l'an dernier, les installations avaient pu compter sur le tournage de la série Quantico et de scènes supplémentaires de la mégaproduction X-Men Apocalypse.




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