Des centaines de millions pour Ford et un centre de recherche à Ottawa

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Le premier ministrte Justin Trudeau et la première ministre de l'Ontario Kathleen Wynne, ainsi que des cadres de Ford partiperont à une annonce à l'usine de moteurs d'Essex, en Ontario. Ci-haut, le premier ministre Trudeau lors d'un point de presse au parlement.

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La Presse Canadienne

WINDSOR - Le constructeur automobile Ford créera près de 300 emplois à Ottawa grâce à un investissement de 338 millions $ visant à créer un centre de recherche et d'ingénierie.

L'annonce a été faite jeudi à l'usine de Ford à Windsor lorsque le gouvernement fédéral et celui de l'Ontario ont confirmé qu'ils octroyaient jusqu'à 100 millions $ chacun pour aider le secteur automobile canadien - un moteur traditionnel de croissance économique - et contribuer à l'avenir de la voiture sans chauffeur, branchée à l'internet et écoénergétique. 

Le centre qui sera érigé dans la capitale aura des campus satellites à Oakville et Waterloo. 

Ces investissements visent à soutenir un partenariat de 1,2 milliard $ avec Ford Canada dans l'objectif de créer 300 nouveaux emplois et d'en maintenir 500 autres dans la province.

Le financement vise également à aider Ford à mettre sur pied un programme manufacturier avancé qui transformera l'usine de groupes motopropulseurs à Windsor.

Dans ce dernier cas, le projet vise à développer la technologie de voiture branchée, notamment la recherche et le développement sur des éléments tels que l'infodivertissement, les modems, les modules passerelles, l'assistance-routière et les véhicules autonomes.

M. Trudeau en a rajouté sur la haute technologie, plus tard, durant une visite dans une usine de pièces automobiles de Magna International, où il a souligné les investissements de 125 millions $ sur cinq ans d'Ottawa en intelligence artificielle.

Le budget fédéral a annoncé l'octroi de cette somme pour la mise en place d'une stratégie pour l'intelligence artificielle. La stratégie vise à renforcer les collaborations entre les principaux centres d'expertise identifiés par Ottawa : Montréal, Edmonton et la région de Toronto-Waterloo.

« De la même manière que l'électricité a révolutionné le secteur manufacturier, et que le microprocesseur a réinventé la manière de recueillir, analyser et communiquer l'information, l'intelligence artificielle touchera pratiquement toutes les industries au Canada », a dit le premier ministre à Brampton, en Ontario.

Aide dénoncée

Des détracteurs ont dénoncé l'argent investi dans le secteur automobile comme un moyen surtout de vider les coffres du gouvernement au profit de hauts gestionnaires.

« Il est ridicule de laisser entendre que Ford a "besoin" d'une subvention de 200 millions $ de la part des contribuables canadiens et ontariens, alors que l'entreprise a engrangé un profit avant impôt de plus de 10 milliards $ US en 2015 », a dit par communiqué la Fédération canadienne des contribuables.

M. Trudeau s'est fait questionner sur de possibles changements à apporter au filet social dans le but de soutenir les travailleurs qui feront le virage vers un secteur de travail davantage axé sur la haute technologie.

Sa réponse - apprendre plus tôt à davantage de jeunes à coder ; inciter les étudiants universitaires à choisir les domaines reliés à l'intelligence artificielle ; offrir des mesures incitatives aux travailleurs pour un retour à l'école et encourager les entreprises à innover et investir dans les technologies - laisse entendre que le virage ne sera pas facile. « Il y aura des défis », a dit M. Trudeau.

« Le choix que nous devons faire en tant que pays est : Est-ce que nous résistons et essayons de nous en sauver, ou est-ce que nous nous y investissons ? (...) J'ai une confiance formidable envers les Canadiens - travaillants, innovants, éduqués, enthousiastes - et dans notre capacité de leur accorder les outils qu'ils réclament pour réussir », a ajouté le premier ministre.

Après la conclusion des négociations sur le travail, l'an dernier, les constructeurs automobiles avaient amorcé des discussions avec l'Ontario et Ottawa sur de possibles investissements dans une industrie essentielle pour les deux économies. Le secteur automobile emploie quelque 125 000 personnes pour l'assemblage et la production de pièces.




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