Québec ne résiliera pas l'entente avec Uber, malgré les infractions

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Les plus récentes données du Bureau du taxi de Montréal montrent que 41 % des 473 chauffeurs d'Uber contrôlés n'étaient pas conformes, alors que plus de 200 constats ont été émis.

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Caroline Plante
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Le projet pilote avec Uber sera maintenu, et ce, malgré quelques ratés, ont déclaré tour à tour le ministre des Transports Laurent Lessard et le premier ministre Philippe Couillard, mardi.

«En général, ils (Uber) donnent le service; en général, ils fournissent les rapports; en général, ils déposent les contributions», a dit M. Lessard, tout en précisant qu'il convoquera bientôt Uber à une rencontre «périodique» pour faire le point.

Les plus récentes données du Bureau du taxi de Montréal (BTM) montrent que 41 pour cent des 473 chauffeurs d'Uber contrôlés n'étaient pas conformes, alors qu'environ 200 constats ont été émis.

La grande majorité des constats relèvent d'infractions mineures, soit que les chauffeurs n'affichaient pas leur affiliation avec Uber ou qu'ils n'avaient pas avec eux le rapport de vérification mécanique obligatoire.

Certains chauffeurs ont aussi omis de déclarer leurs antécédents judiciaires.

L'entente conclue par Québec en septembre dernier avec Uber prévoit la fin des activités de cette dernière au Québec sans préavis en cas de non-conformité.

«Il avait signé un protocole disant : à la première infraction, on arrête le protocole - 219 infractions. Combien Uber peut faire d'infractions avant d'être tenu responsable par le premier ministre?», a martelé le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, lors de la période des questions, mardi.

M. Couillard a soutenu que le projet pilote était nécessaire, et que les constats d'infraction sont la preuve que le système de contrôle fonctionne.

«Il n'y avait aucun contrôle auparavant, là-dessus, il n'y avait aucun contrôle, puis (...) maintenant qu'il y a un contrôle, ça s'adonne qu'il y a des infractions, puis ça s'adonne qu'il y a des amendes. Avant, il n'y avait pas de contrôle, c'était fait clandestinement et c'était, ma foi, bien pire qu'aujourd'hui», a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le premier ministre s'est dit favorable à l'idée de dédommager les propriétaires de taxi, dont la valeur des permis s'est effondrée.

Ceux-ci, qui se vendaient aux environs de 200 000 $ à Montréal avant l'arrivée d'Uber, se retrouvent désormais sur le marché à des prix avoisinant les 100 000 $.

M. Couillard n'a toutefois pu préciser comment il entendait dédommager les propriétaires de taxi.

Une motion de Québec solidaire demandant la résiliation de l'entente entre le gouvernement et Uber a été défaite en chambre.




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