L'espoir disparaît pour une usine du Pontiac

Une entreprise forestière qui promettait de créer jusqu'à 200 emplois dans le... (Patrick Woodbury, archives Le Droit)

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Patrick Woodbury, archives Le Droit

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Une entreprise forestière qui promettait de créer jusqu'à 200 emplois dans le Pontiac s'impatiente et s'apprête à fermer boutique avant même d'avoir lancé ses activités.

L'usine de Jovalco Produits Forestiers (JPF), à Litchfield, n'a toujours pas été en mesure de lancer pleinement ses opérations, plus de trois ans après l'acquisition d'une usine inactive sise le long de la route 148. Le propriétaire de l'entreprise, Gaétan Turgeon, s'estime victime de la lenteur de la machine gouvernementale.

« J'ai tout mis mon argent pour la remettre en marche. Je me suis fié à eux autres qui m'ont dit que l'argent allait venir. J'ai emprunté un peu en me disant que, quand l'argent va arriver, je vais être prêt. [...] Là, moi je suis tanné. »

M. Turgeon croit également que les politiciens locaux n'ont pas respecté leurs promesses en 2014 alors qu'il souhaitait transférer ses actifs aux États-Unis.

« En bon contribuable, je suis allé voir la MRC, mais le gros problème dans la région, on n'est pas capable de se faire financer, affirme Gaétan Turgeon. Ils m'ont tous tendu la main, m'ont dit "oui, oui, on va t'aider". C'était en mai 2014, il n'y a rien de fait encore. »

Le député provincial de Pontiac, André Fortin, nie avoir promis des subventions à JPF. Il rappelle toutefois que le gouvernement du Québec a offert une garantie ponctuelle d'approvisionnement en bois de la forêt publique au cours des derniers mois en plus de permettre à l'entreprise de vendre du bois rond à l'extérieur du Québec.

L'enjeu de JPF, selon Gaétan Turgeon, c'est que les banques sont réticentes à investir dans les entreprises de foresterie sans un appui gouvernemental. Depuis trois ans, JPF est en discussion avec Investissement Québec pour obtenir ce soutien financier pour lancer son usine. Comme Investissement Québec doit demeurer indépendant des interventions politiques, le député Fortin ne peut intervenir pour accélérer le traitement du dossier.

Un groupe citoyen à la rescousse ?

Impatient et estimant avoir perdu assez d'argent dans l'aventure, Gaétan Turgeon tente de vendre l'usine de Litchfield et affirme avoir des offres pour vendre les actifs de PJF dans le Pontiac.

Une rencontre doit avoir lieu lundi prochain entre des citoyens du Pontiac et le député André Fortin pour tenter de sauver l'entreprise et, finalement, trouver une façon de lancer les activités de l'usine.

Un comité formé d'ex-employés et de citoyens y présentera son intention de créer une coopérative pour récupérer l'usine.

Si cette initiative devait échouer, M. Fortin espère tout de même qu'un investisseur voudra acquérir les actifs de JPF.

« Elle est propice aux investissements forestiers, la ressource naturelle est à portée de main et les gens de l'endroit connaissent la foresterie. »




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