Un rendez-vous de l'emploi au CJE

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Le Carrefour jeunesse emploi de Gatineau a accueilli le Rendez-vous de l'emploi où plus de 1500 personnes ont répondu à l'appel.

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

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Du tourisme au service à la clientèle en passant par la santé, l'éducation ou encore l'administration, les discussions étaient animées et les curriculum vitae s'empilaient mardi à l'occasion du Rendez-vous de l'emploi à Gatineau.

Plus de 1500 personnes ont répondu présent à l'événement ouvert à tous orchestré par le Carrefour jeunesse emploi de l'Outaouais (CJEO) dans le but avoué de dénicher l'un des 1200 postes offerts par la quarantaine d'employeurs présents. 

À la recherche de travailleurs, diverses entreprises et organismes de domaines très variés étaient de la partie avec leurs kiosques, dont le parc Oméga, la Chambre des communes du Canada, Produits forestiers Résolu, Trait d'union Outaouais, les quatre commissions scolaires francophones de la région et les restaurants McDonald's. 

Seul événement réunissant les chercheurs d'emploi et les employeurs de la région depuis la disparition du Salon Accès emploi et de l'entrepreneuriat en 2015, le Rendez-vous de l'emploi a connu un tel succès que les organisateurs ont dû faire face à un beau problème : une dizaine d'entreprises ont dû être refusées pour des raisons de logistique et d'espace. 

N'écartant pas la possibilité de déménager un jour l'événement si la demande est trop grande, le CJEO croit toutefois que d'organiser le Rendez-vous dans ses propres locaux est très avantageux.

« C'est plaisant de montrer aux gens tout l'espace qui est à la disposition de notre clientèle en temps normal. On aime bien attirer les gens chez nous. Physiquement, ça leur permet de voir où nous sommes situés, plusieurs mettent les pieds ici pour la toute première fois et ils sont à même de constater les services que l'on offre à longueur d'année », de dire la conseillère en emploi et coordonnatrice de l'activité, Julie Lachance.

À voir la réponse favorable des employeurs, Mme Lachance estime que l'événement répond à une grande demande, particulièrement à ce temps-ci de l'année, où davantage de main d'oeuvre est recherchée entre autres en prévision de la saison estivale.

« Il y en avait pour tous les goûts et il y avait des gens de toutes catégories d'âge. Il y avait aussi des gens qui ont déjà un emploi mais qui sont en quête de nouveaux défis. [...] C'était la journée idéale pour poser des questions, surtout dans une ère où tout se fait sur Internet ou presque. C'était le temps d'aller établir un contact direct avec l'employeur, de voir si c'est réaliste comme emploi dans un an, dans deux ans, selon les statuts actuels. Il faut démontrer un intérêt et avoir une attitude positive, c'est ainsi qu'on peut se démarquer », ajoute-t-elle.

L'économie de l'Outaouais repose majoritairement sur le secteur des services. En effet, plus de 85 % des personnes en emploi s'y retrouvent.

Encore de l'amertume envers les députés de l'Outaouais

La DG du Carrefour jeunesse emploi de l'Outaouais,... (Etienne Ranger, LeDroit) - image 3.0

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La DG du Carrefour jeunesse emploi de l'Outaouais, Martine Morissette

Etienne Ranger, LeDroit

Deux ans ont beau s'être écoulés depuis que le gouvernement Couillard a mis à exécution sa réforme du Réseau des 110 carrefours jeunesse emploi du Québec, l'amertume de la directrice générale du Carrefour jeunesse emploi de l'Outaouais (CJEO), Martine Morissette, ne s'est pas estompée face à cette décision politique. 

Interrogée en marge du Rendez-vous de l'emploi mardi, elle n'a pas hésité à dire que les derniers mois se sont avérés pénibles, mais que son équipe a su se « retourner sur un dix cents » depuis que le financement à la mission des CJE a été transféré aux directions régionales d'Emploi-Québec.

« Nous sommes en train de nous reconstruire, on teste des choses. On a maintenant une approche d'économie sociale et les sous qu'on réussit à amasser vont dans la mission. Sauf que nous ne sommes pas au bout de nos peines. [...] Le gouvernement n,a pas changé d'idée depuis ce temps et je lui en veux tellement. Je suis encore amère et très déçue des députés de notre région. Nous avons dû nous débrouiller seuls », a lancé la membre fondatrice du réseau des CJE au Québec.

Soulignant que l'organisation doit dorénavant demander des contributions à sa jeune clientèle ou organiser des campagnes de financement par l'entremise de sa Fondation, Mme Morissette y voit cependant un avantage. 

« On sait qu'on a probablement une meilleure énergie à se reconstruire nous-mêmes qu'en sollicitant notre classe politique. C'est plus agréable de mobiliser mon monde pour imaginer et créer que d'aller défendre mes chiffres et demander qu'on me fasse des sommaires exécutifs. Je suis tannée de ça », dit-elle.

À l'automne 2014, Mme Morissette avait fait une sortie en règle contre le gouvernement libéral dans les pages du Droit, affirmant que près de la moitié des jeunes desservis seraient privés des services de l'organisme.

« Nous qui sommes habitués de travailler en concertation, on est en train de nous dire qu'on deviendra des sous-traitants, des exécutants. On sera des marionnettes, les décisions vont se prendre à Québec », avait-elle indiqué à l'époque.




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