Un ex-pdg de Teachers mettra sur pied la Banque d'infrastructure du Canada

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Le gouvernement libéral espère que les grands régimes de retraite, comme le RREO, investiront dans la Banque de l'infrastructure du Canada, qui utilisera des fonds fédéraux pour attirer la participation de capitaux privés dans de grands projets d'infrastructure. Ottawa espère pouvoir générer 4 $ à 5 $ en investissements privés pour chaque dollar de fonds publics.

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La Presse Canadienne

L'homme choisi pour mettre sur pied l'agence chargée de financer la construction de routes, de ponts et de réseaux de transport en commun affirme que la nouvelle Banque de l'infrastructure du Canada aidera le pays à mobiliser des capitaux privés, même au moment où son voisin le plus proche promet de lancer un plan de construction massif appuyé principalement sur l'investissement privé.

La bataille internationale pour mettre la main sur des fonds privés afin de bonifier les investissements publics s'échauffe de plus en plus, les pays percevant plus que jamais la modernisation des infrastructures comme une façon d'aider leur économie.

Quelques-uns d'entre eux ont eu du succès, mais plusieurs, dont le Canada, peinent toujours à obtenir suffisamment de financement pour construire les infrastructures utilisées quotidiennement par les citoyens, juge Jim Leech, ex-PDG du Régime de retraite des enseignantes et enseignants de l'Ontario (RREO).

Le gouvernement libéral espère que les grands régimes de retraite, comme le RREO, investiront dans la Banque de l'infrastructure du Canada, qui utilisera des fonds fédéraux pour attirer la participation de capitaux privés dans de grands projets d'infrastructure. Ottawa espère pouvoir générer 4 $ à 5 $ en investissements privés pour chaque dollar de fonds publics.

Un rapport de RBC Marchés des capitaux publié plus tôt ce mois-ci indiquait que les régimes de retraite publics et privés du Canada ont de plus en plus transporté leurs investissements à l'étranger.

«Cela m'a toujours frustré et quelque peu consterné, à titre de PDG du RREO, que nous investissions dans ces occasions d'affaires attrayantes à travers le monde, sans réaliser que nos propres infrastructures se dégradaient et devaient être renouvelées», a indiqué M. Leech, aujourd'hui conseiller spécial pour l'élaboration de la banque.

«Si nous pouvons créer l'environnement, nous pouvons convaincre le Régime de pension du Canada et d'autres à travers le monde d'investir ici.»

Ottawa souhaite injecter 35 milliards $ dans cette banque, par l'entremise d'instruments financiers comme des prêts et des investissements en capital-actions. Près de la moitié de cette somme - 15 milliards $ - proviendra des fonds annoncés pour l'infrastructure dans l'Énoncé économique de l'automne dernier. Les autres détails de cette banque fédérale seront annoncés dans le prochain budget, prévu dans quelques semaines.

Les régimes de retraite perçoivent de plus en plus les projets d'infrastructures générant des revenus comme une façon de livrer un rendement régulier et prévisible, qui sera capable de suivre l'inflation, un enjeu important pour les régimes promettant des versements ajustés au coût de la vie, explique M. Leech.

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