Micromaisons, mégademande

Le Salon de la maison et de la... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Le Salon de la maison et de la rénovation d'Ottawa comprend un village de petites résidences.

Etienne Ranger, Le Droit

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Le phénomène des micromaisons attire de nombreux curieux et c'est pour répondre à la demande que le Salon de la maison et de la rénovation d'Ottawa a érigé un village de petites résidences, entre 400 et 800 pieds carrés, afin de permettre aux visiteurs d'en apprendre plus sur ces espaces restreints.

« Les micromaisons, c'est quelque chose de nouveau à Ottawa et on a voulu adapter le Salon au marché. C'est une belle opportunité pour les gens de générer de nouveaux revenus ou construire une résidence dans leur cour qui servira de lieu pour se reposer, par exemple. On voulait répondre aux questions des visiteurs et c'est pour ça qu'on a invité une représentante de la Ville qui peut expliquer le nouveau règlement, en plus de trois entreprises qui construisent des micromaisons », explique Marise Varanda, porte-parole du Salon de la maison et de la rénovation qui se déroule au Centre EY jusqu'à dimanche.

Les visiteurs ont aussi la possibilité de se transporter dans une petite maison à l'aide d'un casque de réalité virtuelle. 

Seulement une demande de permis de construction a été reçue par la Ville d'Ottawa pour la construction d'une annexe résidentielle, depuis que le conseil a donné le feu vert aux micromaisons, en octobre dernier.

Toutefois, l'engouement se fait sentir chez les différents constructeurs et l'achalandage au village des micromaisons, jeudi après-midi, reflétait bien la tendance.

« Maintenant que c'est permis à Ottawa, je suis pas mal certain que de plus en plus de gens vont vouloir en construire. On le sent quand les gens viennent nous voir, soutient Martin Bisson, propriétaire de la firme Lumbec. [...] Une micromaison, c'est vivre dans quelque chose de quatre fois plus petit, mais dans le même confort. On a un rapport à l'espace complètement différent. » 

Malgré sa petite superficie, ce type de résidence peut répondre à différents besoins, comme réunir la cellule familiale en accueillant un membre de la famille, par exemple, et en offrant une alternative à la maison intergénérationnelle. Ou encore en devenant un revenu supplémentaire en louant l'espace comme un logement ou une chambre sur des sites comme Airbnb. 

M. Bisson estime qu'une micromaison pourrait coûter entre 100 000 $ et 200 000 $, selon le modèle et la superficie. 

« On en a vendu au Yukon, à Québec, dans les Laurentides, à Toronto et à La Pêche, mais ici, je pense que les gens ne sont pas encore prêts. Cette année, on commence à sentir la curiosité. C'est plus qu'une mode, c'est vraiment un mouvement qui s'installe », constate M. Bisson.

Les micromaisons peuvent être construites dans la cour des résidences principales à Ottawa. Ces nouvelles constructions sont mises à l'essai pour une période de deux ans, mais les citoyens du parc Rockcliffe n'ont pas l'autorisation d'ériger une annexe résidentielle dans leur cour. 

Les micromaisons doivent répondre à différents critères. Par exemple, elles ne peuvent pas être plus grandes qu'un logement de deux chambres et leur superficie ne peut pas dépasser 40 % de la superficie de la cour où elle est située. Le bâtiment ne peut pas dépasser un étage en milieu urbain et deux étages dans un secteur rural. 

Le Salon de la maison et de la rénovation bat son plein tout le week-end, au Centre EY d'Ottawa. Plus de 175 exposants attendent les visiteurs en quête d'idées, tant pour des rénovations de grande ampleur que des questions de design intérieur.

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