Brexit: le gros des turbulences est passé, croit Mark Carney

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«Maintenant que nous avons passé le gros des turbulences, l'ampleur des risques immédiats autour du Brexit a diminué pour le Royaume-Uni», croit le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, à propos de la stabilité financière.

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Agence France-Presse
Londres

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, a assuré mercredi que le Brexit ne constituait plus le principal risque pour la stabilité financière du Royaume-Uni, après une traversée sans trop d'encombres des premiers mois après la décision-choc de quitter l'UE.

Lors d'une audition parlementaire, le président de la Commission du Trésor, Andrew Tyrie, a demandé à M. Carney si, «oui ou non», le Brexit demeurait le principal risque pour la stabilité financière du pays à court terme.

«À proprement parler, le comité de politique financière pense que non», a répondu M. Carney, dont l'audition portait sur le dernier rapport de stabilité financière publié par la Banque d'Angleterre (BoE).

«Jusqu'au référendum, nous sentions qu'il s'agissait du principal risque parce qu'il y avait une série de positionnements et d'hypothèses dans le secteur financier, des choses qui auraient pu se produire et qui auraient eu des conséquences sur la stabilité financière», a souligné le gouverneur.

Un certain nombre d'analystes craignait une tempête sur les marchés financiers au cas où les Britanniques décidaient le 23 juin de voter pour sortir de l'UE. Ce vote accompli, les Bourses ont légèrement accusé le coup mais sont vite reparties de l'avant et les turbulences financières ont été limitées au marché des changes, avec une chute d'environ 15% de la livre face au dollar et à l'euro sur l'ensemble de l'année.

«Maintenant que nous avons passé le gros des turbulences, l'ampleur des risques immédiats autour du Brexit a diminué pour le Royaume-Uni», a ajouté M. Carney à propos de la stabilité financière.

Le gouverneur ne s'exprimait pas toutefois sur les risques économiques stricto sensu pour le Royaume-Uni, qui constitue une question distincte. Sur ce plan également, le pays a traversé les premiers mois de l'après-référendum en meilleure posture que redouté par la majorité des économistes.

Le processus de Brexit n'en est toutefois qu'à ses prémisses et les négociations formelles de sortie entre Londres et Bruxelles n'ont pas encore commencé, la première ministre britannique Theresa May espérant donner leur coup d'envoi avant la fin mars.

Elles pourraient durer jusqu'à deux ans, mais un nombre croissant de responsables politiques et économiques britanniques demande qu'une période de transition s'intercale entre la conclusion de ces discussions et la sortie elle-même.

À ce sujet, M. Carney a jugé qu'un tel moment intermédiaire était «hautement recommandable» pour limiter les turbulences financières, que ce soit pour le Royaume-Uni comme pour l'UE.

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