Année record pour les microprêts

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Le programme de microprêts permet aux emprunteurs de se remettre sur pied, mais aussi d'éviter de se tourner vers une agence de prêts sur salaire.

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Le programme de microprêts a connu une année record en 2016, depuis sa création au Centre d'éducation financière EBO de Vanier, grâce à un partenariat avec le Fonds d'entraide Desjardins. Les sommes d'argent - jusqu'à concurrence de 800 $ pour un premier prêt - permettent aux emprunteurs de se remettre sur pied, mais aussi d'éviter de se tourner vers une agence de prêts sur salaire, comme le Money Mart.

En tout, 22 prêts ont été octroyés l'an dernier, soit plus du quart des 74 avances depuis 2008. Le centre effectue en moyenne entre cinq et 10 petits prêts annuellement. Les gens dans le besoin ont eu accès à 52 000 $ au cours des huit dernières années, dont 12 500 $ dans la seule année 2016.

Le demandeur doit obligatoirement suivre une consultation budgétaire au Centre d'éducation financière EBO, afin de déterminer si d'autres options sont envisageables et pour offrir un portrait financier de la situation. Un conseiller financier détermine alors s'il est en mesure de rembourser l'argent emprunté. Un second microprêt peut être accordé une fois que le premier est remboursé. La nouvelle demande peut aller jusqu'à 1500 $ et le demandeur a jusqu'à 24 mois pour remettre l'argent.

« Ça leur ouvre les yeux sur le potentiel d'un budget, explique François Leblanc, conseiller budgétaire au Centre d'éducation financière EBO. En même temps, c'est de l'éducation financière et une prise de conscience sur ce type de prêt. »

Desjardins offre les fonds pour des prêts à 0 % d'intérêt, qui sont remboursables sur 12 mois. Un employé supplémentaire a pu être embauché au Centre, l'an dernier, grâce au partenariat avec la caisse Desjardins, ce qui pourrait expliquer la hausse du nombre de microprêts octroyés, selon M. Leblanc.

Bien que le service s'adresse principalement aux personnes à faible revenu, M. Leblanc constate que des gens appartenant à la classe moyenne se sont aussi tournés vers les microprêts.

L'objectif du Centre d'éducation communautaire EBO est d'offrir une alternative à des gens qui n'ont pas accès à du crédit régulier. 

« J'ai une cliente qui avait deux prêts de 800 $ dans un Money Mart. Ça représente des frais de 160 $ aux deux semaines pour chacun des prêts, mentionne M. Leblanc. Parfois, les besoins supplantent les frais exorbitants. Ça peut être pour acheter des couches ou de la nourriture. Il y a toutes sortes de raisons et ça devient un cercle vicieux. C'est ce qui est dommage. »

Le conseiller budgétaire est à même de constater que des changements doivent être apportés afin de protéger les consommateurs qui se tournent vers les prêts sur salaire.

Depuis le 1er janvier, le gouvernement a fait baisser de 21 $ à 18 $ les frais d'emprunt par tranche de 100 $.

« C'est sûr que c'est mieux, mais c'est comme une augmentation de l'aide sociale de 2 %. Ça ne règle pas la pauvreté, mais j'aime mieux plus 2 % que moins 2 %. Ç'a une valeur inestimable d'ajouter de l'argent dans les poches des gens, mais l'industrie des prêts sur salaire a besoin d'être revue », affirme François Leblanc.




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