Important contrat ferroviaire en France pour Bombardier et Alstom

Les politiques de rémunération doivent refléter la nature... (Archives La Presse)

Agrandir

Les politiques de rémunération doivent refléter la nature internationale de l'entreprise, de même qu'«aligner le salaire sur la performance», soutient M. Monty. 

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Julien Arseneault
La Presse Canadienne
Montréal

Bombardier et Alstom ont décroché un important contrat en France pour la livraison de trains destinés à la banlieue parisienne, dont la valeur totale pourrait atteindre 3,75 milliards d'euros (5,2 milliards $ CAN).

Ce consortium canado-français était le seul en lice dans le cadre du plus important appel d'offres lancé par la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) pour du matériel roulant visant à livrer jusqu'à 255 trains à deux niveaux.

Dans le cadre du processus, l'allemande Siemens avait décidé de jeter l'éponge alors que l'espagnole CAF avait été écartée parce que sa capacité de production avait été jugée insuffisante.

«Il s'agit d'une entente-cadre, a expliqué un porte-parole de Bombardier, Marc-André Lefebvre, mercredi, au cours d'un entretien téléphonique. Pour la suite, il y aura des options qui pourront être levées.»

La participation de Bombardier (TSX:BBD) dans le consortium est évaluée à 30 pour cent, contre 70 pour cent pour Alstom.

La première tranche du contrat comprend la livraison de 71 rames pour 1,55 milliard d'euros (2,16 milliards $ CAN). Le constructeur québécois d'avions et de trains devrait ainsi recevoir 480 millions $ CAN.

Cette facture sera réglée par le Syndicat des transports d'Île-de-France, l'autorité responsable des transports parisiens.

Les premières livraisons sont prévues pour 2021 et les trains devraient être en circulation au cours de cette même année. Chaque rame pourra transporter jusqu'à 1860 passagers.

Ce contrat devrait fournir du travail à près de 2000 employés de Bombardier et Alstom dans l'Hexagone, dont 330 salariés et ingénieurs à l'usine exploitée par la société québécoise à Crespin, dans la région de la Normandie.

Les huit usines françaises d'Alstom seront également mises à contribution.

M. Lefebvre a affirmé que ce nouveau contrat ainsi que la commande pour la livraison de 40 nouveaux trains électriques reçue à l'automne devraient assurer la pérennité des emplois à Crespin.

«Ce n'est pas seulement une bonne nouvelle pour cette usine, mais pour la présence de Bombardier en France», a-t-il dit.

Plus tôt cet automne, le président de Bombardier Transport en France, Laurent Bouyer, avait affirmé à divers médias français qu'il était nécessaire d'obtenir rapidement des commandes afin de maintenir les activités à Crespin.

Celui-ci avait prévenu que le carnet de commandes de l'usine était pratiquement vide après le premier trimestre de l'exercice 2019.

Les actionnaires de Bombardier ont accueilli favorablement l'obtention de ce nouveau contrat. À la Bourse de Toronto, l'action de l'entreprise québécoise cotait à 2,58 $ en fin de matinée, un sommet des 52 dernières semaines qui représentait une hausse de plus de quatre pour cent par rapport à la clôture de la veille.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer