La FTQ souhaite un «dialogue social» en 2017

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Le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, Daniel Boyer

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La Presse Canadienne

MONTRÉAL - La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) dresse un bilan encourageant de l'année qui tire à sa fin et entend « poursuivre la mobilisation » en 2017.

Le président de la centrale syndicale, Daniel Boyer, estime avoir obtenu l'aval « d'une majorité de la population » en revendiquant un salaire minimum à 15 $ l'heure.

En entrevue avec La Presse canadienne, jeudi, il a fait état d'un « ras-le-pompon » face aux politiques d'austérité du gouvernement de Philippe Couillard, qu'il exhorte à créer un « dialogue social ».

Parmi les priorités de la FTQ pour l'année à venir figure l'abolition des clauses de disparité dans les conventions collectives en fonction de la date d'embauche.

Le secrétaire général de l'organisation, Serge Cadieux, soutient que toutes les formations politiques provinciales s'opposent pourtant à ces clauses dites orphelines.

« Le gouvernement libéral de M. Couillard est un peu comme la tour de Pise, il penche toujours du même bord et c'est toujours sur le bord du lobby patronal », s'est-il indigné, ajoutant que celui-ci « agit comme un bureau de comptables ».

Sans surprise, les voeux du Nouvel An de la FTQ s'articulent autour d'un réinvestissement massif dans les services publics.

« On se souhaite un meilleur réseau de la santé, on se souhaite un meilleur réseau d'éducation, a lancé Daniel Boyer. Ce ne sont pas les petites grenailles annoncées à la dernière mise à jour économique qui vont effacer les 2,4 milliards $ qui n'ont pas été investis dans les grands réseaux depuis l'arrivée du gouvernement Couillard. »

Par ailleurs, Serge Cadieux invite le gouvernement à signer l'entente fédérale-provinciale sur les pensions, plutôt que de réformer le Régime des rentes du Québec.

« Si M. Leitao va de l'avant avec sa proposition, (...) les travailleurs et travailleuses du Québec vont être des travailleurs de deuxième rang, les retraités les moins bien payés au Canada », a-t-il signalé.

Sur le plan fédéral, M. Cadieux s'est réjoui du contraste entre le gouvernement de Justin Trudeau et celui de son prédécesseur, Stephen Harper.

Il tient toutefois à souligner que les libéraux ont encore plusieurs promesses électorales à remplir en matière d'assurance-emploi.

S'il applaudit l'abolition des critères touchant un « emploi convenable », il relève toujours un manque d'accessibilité aux prestations, notamment pour les travailleurs saisonniers.

« Il est anormal qu'il y ait moins de 40% des travailleurs qui perdent leur emploi qui ont accès à des prestations d'assurance-emploi », a-t-il martelé, réclamant du même souffle une restructuration du Tribunal de la sécurité sociale.

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