Molson Coors veut de l'aide gouvernementale pour un projet de modernisation

Toujours en réflexion quant à l'avenir de sa brasserie située dans le... (Spectre, Jessica Garneau)

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Spectre, Jessica Garneau

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Julien Arseneault
La Presse Canadienne
Montréal

Toujours en réflexion quant à l'avenir de sa brasserie située dans le Vieux-Montréal, Molson Coors (TSX:TPX:B) espère pouvoir obtenir un coup de pouce gouvernemental dans le cadre de son projet de modernisation.

Depuis un peu plus d'un an, l'entreprise établie à Montréal et Denver tergiverse entre deux scénarios, soit rénover sa brasserie de la rue Notre-Dame, qui a ouvert ses portes en 1786, ou en construire une nouvelle sur un autre site, dans la grande région métropolitaine.

Entre-temps, Molson Coors a retenu les services de deux lobbyistes de la firme de relations publiques National pour effectuer des démarches auprès du gouvernement Couillard afin de bénéficier de «l'aide disponible aux entreprises», peut-on lire dans les inscriptions récemment affichées au Registre des lobbyistes.

«Nous voulons voir l'ensemble des programmes actuellement disponibles, que ce soit avec Investissement Québec ou d'autres mesures en place», a expliqué en entrevue François Lefebvre, directeur des affaires corporatives, Québec et Atlantique, chez Molson Coors.

Les deux lobbyistes retenus par le brasseur, dont le mandat est valide jusqu'au 1er novembre 2017, devraient effectuer des représentations auprès d'Investissement Québec, des ministères de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, des Finances ainsi que du Conseil exécutif. Le démarchage se ferait entre autres par le biais de «rencontres, communications écrites et appels téléphoniques», est-il écrit dans les inscriptions.

Luc Ouellet et Yvan Loubier devraient chacun recevoir moins de 10 000 $ pour leurs services.

M. Lefebre n'a pas caché qu'au bout du compte, Molson Coors espère se qualifier pour une éventuelle aide gouvernementale pour son projet de modernisation, dont le montant n'a toujours pas été dévoilé.

«C'est important pour nous, a-t-il dit. Il s'agit d'investissements majeurs. C'est dans le secteur manufacturier, qui est important pour le Québec.»

Plus tôt cette année, Labatt avait bénéficié d'une contribution de 2 millions $ d'Investissement Québec dans le cadre d'un investissement de 24 millions $ pour une ligne de production à son usine montréalaise de l'arrondissement de LaSalle. Au cours de l'automne, l'entreprise a installé une deuxième chaîne de production, en effectuant un investissement entièrement privé de 46 millions $.

M. Lefebvre n'a pas voulu dire si cet engagement du bras financier du gouvernement à l'endroit de ce concurrent était de bon augure pour le projet de Molson Coors puisque le dossier est différent.

Selon lui, le brasseur pourrait dévoiler sa stratégie au cours du premier trimestre de l'exercice 2017.

L'évaluation des différents scénarios se poursuit, a expliqué M. Lefebvre, qui a ajouté que l'acquisition des marques de Miller pour 12 milliards $ US réalisée cet automne expliquait en partie pourquoi la réflexion sur l'avenir de la brasserie du Vieux-Montréal n'était pas terminée.

Pour leur part, les quelque 700 employés de l'usine représentés par les Teamsters attendent avec impatience la décision de Molson Coors. Ils craignent toutefois un virage plus prononcé vers la production de canettes au détriment de la bière en bouteille.

«On peut diviser par trois le nombre de travailleurs sur une ligne de production de canettes par rapport à la bouteille brune en vitre», a précisé le directeur des communications de Teamsters Canada, Stéphane Lacroix.

«Le problème, c'est que la canette ne se recycle pas jusqu'à 17 fois, comme les bouteilles», a-t-il ajouté.

Molson Coors a rapatrié en 2012 une ligne de production de canettes dans le cadre d'un investissement de 52 millions $, mais M. Lefebvre affirme que la demande est toujours présente pour les bouteilles en vitre.

Il a ajouté que les deux formats auraient toujours leur place peu importe le scénario choisi par l'entreprise pour son projet de modernisation.

Molson Coors compte quelque 1000 employés à Montréal répartis entre sa brasserie de la rue Notre-Dame et son centre de distribution de la rue Dickson.

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