Logements inoccupés: baisse à Ottawa, stable à Gatineau

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La Presse Canadienne

Plusieurs régions du Québec présentent des taux d'inoccupation des logements « qui effraient le marché », selon l'Association des propriétaires du Québec (APQ), qui accueille avec pessimisme les plus récentes données de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).

L'Enquête sur les logements locatifs de la SCHL révèle que 4,4 % des plus de 836 000 unités de logement étaient vacantes au Québec en octobre 2016. Certaines régions affichent cependant des taux d'inoccupation allant jusqu'à 6,3 % (Gatineau) ou même 7 % (Saguenay), ce qui fait frémir l'APQ. Dans la région de Sherbrooke, le taux est passé de 5,8 % en 2015 à 6,4 % en 2016, ajoute l'association.

« (Dans la région métropolitaine de Gatineau), le taux d'inoccupation est resté stable et élevé. Cette situation est en partie attribuable à la forte croissance exercée par les copropriétés offertes en location », a indiqué Geneviève Lapointe, analyste principale de la SCHL.

Au Québec, le loyer moyen s'établissait à 751 $ pour un appartement de deux chambres. Il atteint un sommet à Québec (808 $) et un minimum de 587 $ à Trois-Rivières et à Saguenay. À Gatineau, le loyer moyen est stable à 740 $. Dans la catégorie des appartements de deux chambres, le loyer moyen s'est élevé à 763 $. Le secteur Aylmer se démarque avec un loyer moyen de 814 $, toujours pour deux chambres, soit le plus élevé de la région.

Du côté du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), on nuance en rappelant que si le taux général de logements inoccupés demeure effectivement élevé presque partout au Québec, il est beaucoup plus faible dans l'univers des grands logements familiaux, surtout dans la région métropolitaine de Montréal.

Le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant, juge par ailleurs que le ralentissement des dernières années en matière d'augmentations de loyer « ne permet pas de réparer les pots cassés au cours de la première décennie des années 2000 ».

Deux villes, deux réalités

De l'autre côté de la rivière, le taux d'inoccupation est descendu à 3 % à Ottawa, en baisse de 0,4 point de pourcentage en l'espace d'un an. « Ce repli est en grande partie attribuable à l'augmentation de la demande », selon le rapport de la SCHL. Dans la capitale, le loyer moyen a augmenté de 2,1 % pour atteindre 1073 $, alors qu'il avait progressé de 3,1 % l'an dernier.

Le taux de roulement des locataires est important dans la région. Dans le secteur de Gatineau, 21 % des logements ont accueilli de nouveaux locataires, contre 22 % à Ottawa.

Avec Le Droit

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