Le comité sur le chômage chez les jeunes amorce ses travaux

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La professeure Vasiliki Bednar soutient que le comité consultatif tentera notamment de déterminer si les diplômés détiennent les qualifications requises à leur sortie de l'école, et vérifiera le bien-fondé de l'adage qui veut qu'un diplômé en littérature se retrouve souvent barista chez Starbucks.

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Jordan Press
La Presse Canadienne

La présidente d'un tout nouveau comité consultatif fédéral sur le chômage chez les jeunes prévient que le Canada pourrait connaître des soubresauts économiques et sociaux s'il ne parvient pas à circonscrire ce phénomène.

La professeure Vasiliki Bednar soutient qu'il faut comprendre pourquoi certains jeunes Canadiens peinent à percer le marché du travail, ou à acquérir l'expérience pertinente, si on veut les aider à rêver un jour d'acquérir une maison - ou même à payer le loyer dans six mois.

Le comité, qui a entrepris ses travaux lundi, tentera aussi de vérifier si certains jeunes tardent effectivement à fonder une famille parce qu'ils sont inquiets des coûts, explique Mme Bednar, actuellement directrice associée de l'Institut Martin pour la prospérité à l'Université de Toronto. Elle explique que le comité consultatif tentera notamment de déterminer si les diplômés détiennent les qualifications requises à leur sortie de l'école, et vérifiera le bien-fondé de l'adage qui veut qu'un diplômé en littérature se retrouve souvent barista chez Starbucks.

Mme Bednar, qui a été conseillère pour les libéraux de l'Ontario, prévient aussi qu'il n'existe aucune solution magique et unique pour aider les jeunes à se trouver un emploi: les enjeux sont différents dans les grands centres et en régions, mais aussi chez les Autochtones.

Le comité qu'elle dirige se plongera dans les statistiques, tiendra des consultations publiques et rencontrera des jeunes et des experts afin de recommander des pistes de solution au gouvernement fédéral, en partenariat avec les provinces et territoires, afin d'aider les millions de jeunes Canadiens qui sont déjà sur le marché du travail ou qui sont sur le point d'y accéder.

Le taux de chômage chez les jeunes Canadiens, à 13,2 pour cent en août dernier, est près de deux fois plus élevé que celui de la population en général. Lors de la dernière campagne électorale en 2015, les libéraux de Justin Trudeau promettaient de créer 125 000 emplois par année pour les jeunes, dans le cadre d'une stratégie nationale qui prévoyait de dépenser 1,5 milliard $ en quatre ans.

Le gouvernement fédéral prévoit qu'au cours de la prochaine décennie, six millions de postes seront disponibles pour quelque 5,8 millions de candidats, dont un peu plus de cinq millions seront des finissants.

Le comité doit remettre un rapport intermédiaire d'ici la fin de l'année et son rapport final en mars 2017.

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