Cote de crédit de Bombardier: Couillard ne s'inquiète pas

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Julien Arseneault
La Presse Canadienne

Le premier ministre Philippe Couillard a minimisé, lundi, la décision de Standard and Poor's d'abaisser la cote de crédit de Bombardier en raison d'inquiétudes à l'égard du marché des avions d'affaires et de nouveaux retards dans le programme de la CSeries.

En marge d'une annonce économique à Longueuil, M. Couillard ne s'est guère montré inquiet de voir l'agence de notation faire passer de «B» à «B-», avec une perspective stable, la cote de la multinationale québécoise.

Dans son rapport d'analyse publié vendredi dernier, Standard and Poor's pointe, en plus du ralentissement dans le secteur des avions d'affaires, les problèmes de cadence chez Pratt & Whitney - le fabricant des moteurs de la CSeries - ce qui forcera Bombardier à ne livrer que sept appareils cette année, soit deux fois moins qu'anticipé.

«C'est un problème circonstanciel, a affirmé M. Couillard, faisant référence aux retards chez Pratt & Whitney. Cela ne remet pas en question la qualité de l'avion qui est en vol.»

Le premier ministre en a profité pour interpeller de nouveau le gouvernement Trudeau en l'incitant à investir, tout comme Québec, dans la CSeries. Compte tenu de l'importance du projet, il est «normal» et «attendu» qu'Ottawa monte à bord, a dit M. Couillard.

«Ce que la participation fédérale va apporter, je dis va apporter, parce qu'il me semblerait surprenant et décevant que le fédéral ne se joigne pas à nous, c'est plus de flexibilité», a-t-il affirmé.

Selon Standard and Poor's, il est improbable que la situation financière de Bombardier (TSX:BBD.B) s'améliore avant 2018. De plus, à plus long terme, l'endettement de la société est insoutenable, analyse l'agence de notation.

Le constructeur d'avions et de trains avait fait part de son désaccord à l'endroit de la décision de l'agence de notation en affirmant que celle-ci «passait sous silence» les progrès réalisés dans le cadre du programme de redressement.

«Quand j'entends parler des inquiétudes, bien sûr que nous sommes conscients (des difficultés) de l'industrie, mais quelle est l'alternative? Allons-nous laisser disparaître Bombardier? Laisser le secteur aéronautique au Québec? Bien sûr que non», a dit M. Couillard, en réitérant une fois de plus sa confiance à l'égard de la direction de l'entreprise.

Depuis qu'elle a abaissé ses prévisions de CSeries pour l'année, Bombardier a vu son action dégringoler de 25 pour cent à la Bourse de Toronto, pour se négocier aux alentours de 1,60 $.

Questionné à savoir si son gouvernement serait prêt à bonifier sa participation de 49,5 pour cent dans la CSeries advenant qu'Ottawa refuse d'investir, M. Couillard n'a pas voulu répondre, affirmant entre autres qu'une telle possibilité n'était pas à l'ordre du jour.

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