Plusieurs semaines avant le résultat des votes sur l'entente à Postes Canada

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Il faudra attendre encore plusieurs semaines pour connaître le résultat des votes sur les ententes de principe conclues plus tôt cette semaine à Postes Canada.

Au Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, vendredi, on indiquait qu'on n'avait pas encore les textes des ententes de principe et que ceux-ci devront être rédigés dans les deux langues officielles du pays.

On précisait aussi que cela peut prendre jusqu'à six semaines avant de tenir toutes les assemblées syndicales dans l'ensemble du pays. Le syndicat compte 54 000 membres au pays et 208 sections locales.

« Ça va prendre plusieurs et plusieurs et plusieurs assemblées », a illustré au cours d'une entrevue Lise-Lyne Gélineau, présidente de la section locale de Montréal du STTP, affilié à la FTQ.

« On n'a pas de dates encore », a-t-elle ajouté.

Dans la région de Montréal seulement, six assemblées devront être tenues, pour joindre les employés des trois quarts de travail, ainsi que des rives nord et sud, en plus de Montréal. Le syndicat y compte 6000 membres, a précisé Mme Gélineau.

Et ce n'est pas une seule, mais deux ententes de principe qui sont intervenues, mardi soir dernier, avec Postes Canada, portant sur deux conventions collectives distinctes, soit celle pour les facteurs urbains et celle pour les facteurs ruraux et suburbains. Il y aura donc ultimement deux résultats pour le vote, pouvant possiblement avoir une issue distincte.

« Je suis confiante ; c'est sûr qu'il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, mais je suis quand même confiante. Je pense que ça a été une entente de principe qui va faire avancer les choses. Il y a l'étude du mandat de Postes Canada, qui s'en vient aussi, qui va être déterminante pour l'avenir de Postes Canada », a rappelé Mme Gélineau.

Équité salariale

La question de l'équité salariale était au coeur du conflit, particulièrement pour l'unité des facteurs ruraux et suburbains, qui sont en majorité des femmes.

Sur la question de l'équité salariale, il a été résolu entre les parties de mettre sur pied un comité conjoint composé de trois représentants de chacune des parties. Chaque partie doit aussi nommer un consultant en équité salariale. Les parties doivent également s'entendre sur la nomination d'un arbitre d'expérience.

L'étude conjointe sur l'équité salariale doit être achevée « dans les 12 mois » qui suivent la nomination des consultants en équité salariale, précise-t-on dans le protocole d'entente qui a été signé jeudi entre les parties.

La durée des conventions ne sera toutefois que de deux ans - une durée aussi brève n'est pas habituelle dans le milieu du travail.

La ministre du Travail, Mary Ann Mihychuk, a déjà dit souhaiter que « cette approche accordera plus de temps pour des discussions plus réfléchies et des analyses plus approfondies afin de régler ces problèmes sans la menace continue d'un arrêt de travail ». Tout au long de ce conflit, en effet, une menace de lock-out de la part de la direction de Postes Canada ou de grève de la part des syndiqués a plané.

Il aura fallu l'aide d'un médiateur spécial et du directeur général du service fédéral de médiation et de conciliation pour parvenir à cette entente.

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