Début des consultations sur la nouvelle politique énergétique

La députée de Québec solidaire, Manon Massé, croit... (Rocket Lavoie, Archives Le Quotidien)

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La députée de Québec solidaire, Manon Massé, croit que le projet de loi 106 doit être scindé.

Rocket Lavoie, Archives Le Quotidien

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La Presse Canadienne

Les consultations particulières et les auditions publiques portant sur le projet de loi 106, dont le but premier est de doter le Québec d'une nouvelle politique énergétique, s'amorceront dès mardi à l'Assemblée nationale.

Le gouvernement provincial a d'ores et déjà présenté les grandes lignes de cette politique.

Pour ne citer que deux exemples, il avait précisé, en juin dernier, qu'elle servirait entre autres à réduire la consommation de pétrole et à accroître le recours aux énergies renouvelables d'ici 2030.

Même si les consultations et les auditions n'ont pas encore débuté, la grogne, elle, a déjà commencé à se manifester notamment dans les rangs de Québec solidaire.

La députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé en a contre la longueur du projet de loi 106 qu'elle juge excessive.

D'après cette élue, «les mégaprojets de loi» rebutent les citoyens au plus haut point.

«Ils en ont marre de ça! Les gens sont mêlés», a-t-elle déploré.

Selon Mme Massé, ce texte législatif se doit d'être «scindé pour ne pas mélanger les choses, pour s'assurer qu'on aborde correctement deux dimensions», à savoir la transition énergétique et les hydrocarbures.

Elle a ajouté qu'il faut que le contenu même du projet de loi 106 soit revisité pour une raison fort simple.

«Il protège davantage les investisseurs que les citoyens et les citoyennes. C'est ça qui est grave. C'est ça que les gens doivent savoir (...). Les droits commerciaux deviennent supérieurs aux droits collectifs», a-t-elle souligné, visiblement indignée.

Manon Massé a poursuivi en faisant valoir que, dans sa forme actuelle, ce texte législatif «ne peut pas tenir la route parce qu'il n'a pas d'acceptabilité sociale».

Elle a mentionné que le gouvernement québécois avait certes su bien paraître lors de la conférence sur les changements climatiques de Paris, l'année dernière, en faisant mine d'être à l'écoute des préoccupations citoyennes, mais que, depuis ce temps, il avait perdu de son lustre.

«À Paris, son vernis vert brillait. Sur le terrain, c'est plutôt du vert-de-gris», a-t-elle ironisé.

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