Le Québec sera la «plaque tournante»

Christine St-Pierre annonçait cette nouvelle en revenant d'une... (Courtoisie)

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Christine St-Pierre annonçait cette nouvelle en revenant d'une visite-éclair à Paris, où elle a eu une rencontre avec Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères de France.

Courtoisie

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Paul Gaboury
Le Droit

Ardent promoteur de l'Accord économique et commercial global (AECG) avec l'Union européenne (UE), le gouvernement du Québec anticipe qu'il deviendra la « plaque tournante » de ce partenariat historique qu'il souhaite maintenant voir ratifier le plus rapidement possible.

Cet accord, le plus important négocié par le Canada depuis l'Accord de libre-échange nord-américain en 1994, demeure une priorité internationale pour le Québec. 

« Nous avons encore du travail à faire connaître cet accord. Mais nous espérons pouvoir compter sur l'appui de l'ensemble des partenaires du Québec en Europe pour promouvoir sa ratification. Le libre-échange est tellement ancré dans notre ADN depuis des années. Le Québec est un petit marché, et il veut grandir », a indiqué vendredi la ministre québécoise des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, lors d'une entrevue téléphonique.

La ministre St-Pierre arrivait d'une visite-éclair à Paris où elle a eu, à moins de 24 heures de préavis, une rencontre bilatérale avec Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères de France. 

« Le premier dossier abordé fut cet accord. Et la ministre Ayrault a indiqué que la France est favorable. Il a mentionné que cet accord devrait servir de modèle à l'accord de libre-échange de l'UE avec les États-Unis », a souligné la ministre St-Pierre.

L'UE est le marché d'approvisionnement public le plus vaste au monde, avec des achats d'une valeur d'environ 3 300 milliards $ par année.

En 2015, les exportations de marchandises québécoises vers les 28 pays membres de l'UE ont atteint 9,1 milliards $.

Cette semaine, le Conseil de l'Union européenne a déposé sa proposition visant l'approbation de l'Accord économique et commercial global (AECG). 

La procédure prévoit la signature de l'accord en octobre lors d'un Sommet Canada-UE, suivi vers la fin 2016 début 2017 du vote par le Parlement européen. Les 28 pays membres devront ensuite entériner l'accord.

Au Canada, c'est le gouvernement fédéral qui a mené les négociations, et le Québec était présent depuis le début de discussions il y a sept ans. Au Québec, la procédure prévoit un court débat de deux heures à l'Assemblée nationale, et un vote, seules étapes nécessaires pour le lier à l'accord.

L'entente permettra notamment d'éliminer les tarifs douaniers canadiens et européens pour la totalité des biens industriels, offrira aux entreprises canadiennes un meilleur accès aux marchés publics européens et allégera la procédure de certification des produits.

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