Les Bourses européennes font une pause

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La campagne des opposants au «Brexit» s'est activée, mardi, à deux jours du vote. S'ils ont gain de cause, les bourses européennes pourraient enregistrer d'importantes hausses cette semaine.

Leon Neal, AFP

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Agence France-Presse

Les Bourses européennes n'ont engrangé mardi que de petites hausses, faisant une pause au lendemain d'une forte progression, les marchés espérant un maintien du Royaume-Uni dans l'UE à deux jours du référendum.

Les marchés marquent « encore des points après le rebond d'hier. Le curseur s'est déplacé vers ce qui arrange les investisseurs à savoir le maintien du Royaume-Uni dans l'UE », résume Renaud Murail, gérant chez Barclays Bourse.

Les inquiétudes se sont toutefois dissipées après avoir entraîné un fort recul des marchés ces quinze derniers jours.

« La semaine dernière, le marché a intégré en grande partie le risque de Brexit. Les sondages se sont désormais inversés et il existe un potentiel de hausse en cas de maintien dans l'UE », selon M. Murail.

Jasper Lawler, analyste chez CMC Markets, souligne que « les marchés se calment », notant en particulier « l'intervention de Soros » dans le débat.

Le camp du maintien, au coude-à-coude avec celui du Brexit dans les sondages, espérait capitaliser sur de nouveaux soutiens, comme celui de David Beckham, et sur un avertissement du milliardaire George Soros quant à un possible « vendredi noir » sur les marchés financiers.

L'Eurostoxx 5O a gagné 0,83 %.

La Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,61 %.

L'indice CAC 40 a pris 26,48 points à 4 367,24 points, dans un volume d'échanges faible de 2,9 milliards d'euros.

La Bourse de Londres a terminé en légère hausse après son bond de la veille, les investisseurs espérant toujours qu'un Brexit pourra être évité.

L'indice FTSE-100 des principales valeurs a gagné 22,55 points ou 0,36 % par rapport à la clôture de la veille, à 6 226,55 points.

La Bourse de Francfort a clôturé en hausse, trouvant de quoi repasser au-dessus des 10 000 points dans une décision de justice en faveur de la BCE et un baromètre Zew en forte hausse.

L'indice Dax des trente valeurs vedettes a terminé à 10 015,54 points, en hausse de 0,54 % et pour la première fois au-dessus des 10 000 points depuis dix jours.

Juncker prévoit une «automutilation»

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker... (Thierry Charlier, Archives AFP) - image 3.0

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Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker

Thierry Charlier, Archives AFP

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a jugé mardi qu'un Brexit serait un « acte d'automutilation » pour les Britanniques, à deux jours du référendum sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l'UE.

« Tourner le dos à vos voisins et vous retirer dans l'isolement irait à l'encontre de tout ce que l'Europe et le Royaume-Uni représentent, partir serait un acte d'automutilation », a lancé M. Juncker, lors d'un discours devant le patronat grec au cours d'une visite à Athènes.

« Nous prenons trop souvent pour acquis ce que nous avons construit, la paix (....) la liberté (...) la prospérité (...) et un mode de vie que le monde entier nous envie », a-t-il plaidé, relevant que cette construction européenne n'aurait pas pu « être faite sans le peuple britannique ».

« Quitter l'Union européenne mettrait tout cela en danger. Cela endommagerait ce que nous avons réussi jusque là et diminuerait ce que nous pouvons atteindre demain », a-t-il estimé.

« L'Europe est plus forte ensemble : nous sommes plus forts quand nous joignons nos forces, plus en sécurité quand nous veillons les uns sur les autres, et plus prospères quand nous commerçons ensemble », a-t-il insisté.

Alors qu'il y a un an, le débat européen était centré sur un possible « Grexit », sous pression notamment de Berlin, M. Juncker a par ailleurs ironisé sur le fait que ceux qui étaient alors en faveur d'une sortie de la Grèce de la zone euro sont désormais opposés à un Brexit.

« Mais cette fois, ils ont raison », a tranché le chef de l'exécutif bruxellois.

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