Entretien des CSeries: Québec n'a pas discuté avec Delta

Le gouvernement Couillard n'a pas encore eu de pourparlers avec le transporteur... (Ivanoh Demers, Archives La Presse)

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Ivanoh Demers, Archives La Presse

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Le gouvernement Couillard n'a pas encore eu de pourparlers avec le transporteur Delta Air Lines à propos d'un centre d'entretien pour les avions de la CSeries.

Pour le moment, la priorité est plutôt de s'assurer qu'Air Canada finalise son entente avec Bombardier pour convertir en commandes fermes sa lettre d'intention pour l'achat de 45 appareils CS300.

«Ce que nous avons présentement, ce sont des discussions avec Air Canada pour créer le centre», a affirmé la ministre de l'Économie, Dominique Anglade, mercredi en mêlée de presse, dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

Québec entend laisser tomber sa poursuite contre Air Canada en échange d'un engagement du transporteur canadien à effectuer l'entretien de ses avions CSeries pour au moins 20 ans dans un centre qui doit voir le jour dans la grande région de Montréal.

Mme Anglade a ajouté que ce centre ne serait pas «exclusif» à Air Canada.

Néanmoins, la ministre de l'Économie a concédé que son gouvernement n'avait pas «parlé directement» avec Delta ni reçu d'engagement du transporteur en ce qui a trait à l'endroit où s'effectuera l'entretien des appareils.

«Depuis le départ, ce que l'on dit, c'est que la création du centre de maintenance, [...] ce n'est pas seulement pour Air Canada, mais pour l'ensemble des joueurs qui vont faire partie de la CSeries», a dit la ministre.

Par courriel, un porte-parole de Delta a indiqué qu'il était actuellement trop tôt pour évoquer l'endroit où pourrait s'effectuer l'entretien des avions CSeries, ajoutant qu'aucune décision n'avait encore été prise.

L'entreprise n'a toutefois pas clairement indiqué si elle était au courant du projet de centre d'entretien pour les nouveaux avions commerciaux de Bombardier.

Le mois dernier, le transporteur d'Atlanta est devenu le plus important client de cette famille d'appareils en passant une commande ferme pour 75 CS300 assortie d'options pour 30 avions CS100 ou CS300 supplémentaires.

Selon les prix du catalogue, la valeur de la commande ferme est estimée à 5,6 milliards $US, mais Bombardier a vraisemblablement dû consentir de généreux rabais afin de convaincre Delta.

Les livraisons des CS100, pouvant transporter entre 108 et 130 passagers, doivent débuter en 2018.

Québec a injecté en octobre dernier un milliard de dollars américains dans la CSeries en contrepartie d'une participation de 49,5% dans le programme de ce nouvel avion commercial de Bombardier.

Malgré la commande de Delta, le constructeur d'avions et de trains continue de discuter avec le gouvernement Trudeau pour tenter d'obtenir un soutien financier fédéral.

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