L'alcool coule à flot entre le Québec et le N.-B.

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Les employés des dépanneurs québécois situés près de la frontière du Nouveau-Brunswick ont dit avoir eu un week-end très occupé.

Ryan Remiorz, Archives PC

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Kevin Bissett
La Presse Canadienne
FREDERICTON

Les amateurs de bière du Nouveau-Brunswick n'ont pas hésité à profiter d'un jugement ayant annulé les accusations déposées contre un résidant de Tracadie en lien avec la quantité d'alcool que les Néo-Brunswickois peuvent importer des autres provinces.

Les employés des dépanneurs québécois situés près de la frontière du Nouveau-Brunswick ont dit avoir eu un week-end très occupé durant lequel de nombreux clients néo-brunswickois ont acheté cinq ou six caisses de bière chacun.

«Mes clients habituels achetaient plus qu'à l'habitude», a déclaré Margaret Boyd du Mom Duty à Listuguj, Québec, non loin de Campbellton, Nouveau-Brunswick.

«Ils ont dit: "La cour a pris la décision et nous en achetons un peu pendant que nous pouvons"», a-t-elle ajouté.

La bière vendue au Québec à proximité du Nouveau-Brunswick coûte la moitié du prix exigé en sol néo-brunswickois.

Vendredi, un juge avait abandonné toutes les accusations pesant contre Gérard Comeau, accusé d'avoir importé illégalement 14 caisses de bière et trois bouteilles de spiritueux achetées dans une ville frontalière du Québec en 2012.

L'avocat de M. Comeau a décrit le jugement comme étant révolutionnaire et a dit qu'il aurait un impact national bien plus important que le seul fait de faire économiser les habitants des Maritimes sur le prix de la bière.

Arnold Schwisberg croit que le jugement pourrait avoir le pouvoir de modifier une foule de lois à travers le pays sur la fixation des prix, de la vente de poulet à la manière dont les ingénieurs et les autres professionnels négocient à travers les lignes provinciales.

Une porte-parole du gouvernement néo-brunswickois a déclaré que le ministère de la Sécurité publique, qui est responsable de l'application de la Loi sur la réglementation des alcools de la province, étudiait présentement la décision du magistrat.

Au Québec, les brasseries locales vendent directement aux épiceries et aux commerces sans subir une hausse de prix du gouvernement.

Durant le procès l'an dernier, Richard Smith, le vice-président principal de New Brunswick Liquor, a déclaré qu'au Nouveau-Brunswick, où la vente d'alcool doit se faire dans les points de vente de NB Liquor, la corporation hausse les prix jusqu'à 89,8% du prix qu'il pait aux brasseries.

M. Smith croit que la corporation fait environ 165 millions $ de profits chaque année pour le gouvernement provincial.

Un représentant d'Alcool NB a pour sa part affirmé qu'il ne serait pas approprié de commenter un verdict pouvant encore être porté en appel.

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