St-Hubert: transaction applaudie en Outaouais

Le vice-président et directeur général des restaurants St-Hubert... (Pascal Ratthé, Le Soleil)

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Le vice-président et directeur général des restaurants St-Hubert de Gatineau et d'Ottawa, Jean-Claude Boucher, croit que la transaction avec Cara assure la pérennité de l'entreprise.

Pascal Ratthé, Le Soleil

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Au courant qu'il y avait des tractations depuis « un certain temps » entre l'entreprise et d'autres joueurs de l'industrie, le vice-président directeur général de six rôtisseries St-Hubert à Gatineau et Ottawa, Jean-Claude Boucher, accueille favorablement l'acquisition du fleuron québécois au fameux logo jaune par le géant ontarien Cara.

« Ça nous donne l'indication de ce qui s'en vient dans le futur, ça assure la pérennité de l'entreprise. On va continuer de croître et la relation entre franchisés et franchiseur ne changera pas. Et Cara a une bonne réputation dans le milieu », affirme d'emblée l'homme d'affaires qui oeuvre pour le groupe Heafey. 

Surtout, il tient à rassurer la clientèle ainsi que les quelque 600 employés du groupe dans la région : les standards opérationnels demeureront intacts. 

« St-Hubert va toujours demeurer St-Hubert, avec les mêmes recettes, le même bon poulet, la même sauce, les mêmes côtes levées, etc. », lance M. Boucher, qui supervise les restaurants situés dans les secteurs Aylmer, Gatineau, Hull et Masson-Angers, en plus de ceux qui ont pignon sur rue sur le boulevard St. Laurent et dans le secteur Orléans, à Ottawa. Jean-Claude Boucher avoue ne pas avoir été surpris par la vague de commentaires négatifs qui a déferlé sur les réseaux sociaux. Plusieurs dénoncent la perte d'un autre « fleuron » québécois et estiment que la vente de l'entreprise à des intérêts ontariens entraînera plusieurs changements.

« Les gens ne connaissent pas tous les tenants et aboutissements dans une telle transaction, c'est normal. Moi, je vois les réactions d'une façon positive, car ça dénote l'attachement de la marque auprès des gens. Ça démontre qu'elle a une grande valeur. Ça s'estompera, je n'ai pas de doute là-dessus. Et il ne faudrait pas oublier que les restaurants sont la propriété de franchisés québécois, qui donnent de l'emploi à des gens d'ici et qui achètent localement », affirme-t-il. 

Pour l'instant, transaction ou pas, aucun plan d'ouverture d'un nouveau restaurant de la chaîne St-Hubert n'est prévu pour la région, indique M. Boucher, le marché étant selon lui bien desservi à l'heure actuelle. Des rénovations sont cependant dans les cartons d'ici la fin de l'année pour la rôtisserie du boulevard Maisonneuve, des travaux semblables à ceux réalisés au restaurant du boulevard Maloney Ouest.

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