Les tenanciers de bar demandent un permis d'alcool unique

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La Presse Canadienne
Montréal

L'Union des tenanciers de bars du Québec presse le gouvernement Couillard de respecter son engagement visant la mise en place d'un permis d'alcool unique dans les établissements licenciés.

Le président du groupe d'intérêt, Peter Sergakis, s'étonne que rien n'ait encore été fait en ce sens depuis l'annonce inscrite au budget québécois de l'an dernier.

Un établissement avec deux ou trois bars distincts doit avoir autant de permis, un inventaire séparé et une comptabilité séparée, a déploré le tenancier montréalais.

À quelques jours du dépôt du prochain budget provincial, Peter Sergakis revient à la charge auprès du gouvernement afin que le ministre des Finances applique la mesure qui selon lui permettrait de réduire la bureaucratie et le fardeau financier de ce genre d'établissements licenciés.

Cette requête s'ajoute à une série de récriminations de l'homme d'affaires à commencer par l'obligation dans les bars, depuis le 1er février, de remettre une facture aux clients sous peine d'amende pouvant aller jusqu'à 50 000 $.

M. Sergakis rappelle que le taux de fréquentation ne cesse de diminuer dans les bars et clubs.

Alors que l'économie ne va pas bien et que le consommateur n'arrive plus financièrement, dit-il, il déplore qu'une personne n'aille au restaurant qu'une fois aux deux semaines alors que récemment, elle s'y pointait deux ou trois fois par semaine.

Un taux de taxe «exorbitant»

Il estime que de façon générale, il faut être «fou et malade» pour se lancer en affaires au Québec, particulièrement à Montréal où le taux de taxation est «exorbitant».

À ce sujet, il attend peu du comité qui a été formé récemment par le maire Denis Coderre pour réviser la fiscalité des commerçants d'autant plus, dit-il, qu'il ne compte «aucun propriétaire de petits et moyens immeubles commerciaux comme représentant».

Le représentant des bars rappelle qu'un propriétaire d'immeuble non résidentiel doit collecter la taxe d'affaires au locateur, souvent un petit commerçant ou la défrayer si le local est inoccupé.

Selon lui, «Montréal se vide, sur Sainte-Catherine Est, sur Saint-Laurent et sur St-Denis, alors que la taxe d'affaires sert dans les faits à payer la moitié d'un loyer commercial».

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