Hydro-Québec discute avec la Caisse de dépôt

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Le président-directeur général d'Hydro-Québec, Éric Martel

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

Hydro-Québec discute avec la Caisse de dépôt concernant ses projets d'acquisitions à l'étranger et elle discute également avec d'autres partenaires.

Le président-directeur général d'Hydro-Québec, Éric Martel, l'a confirmé jeudi au cours d'une rencontre avec la presse pour expliquer ses résultats financiers pour l'année 2015.

Il y a quelques semaines, M. Martel avait indiqué avoir même créé une division d'acquisitions chez Hydro-Québec et avoir une équipe dédiée à de tels projets d'acquisitions d'infrastructures et d'entreprises énergétiques à l'étranger.

«Nos équipes sont en train de regarder s'il y aurait des projets qu'on pourrait travailler d'un commun accord, ensemble, mais évidemment, on ne s'est pas limité avec la Caisse. On travaille avec d'autres partenaires potentiels pour regarder à l'extérieur du Québec pour aller faire des acquisitions. Mais oui, je peux vous confirmer qu'on a eu des discussions avec la Caisse», a répondu M. Martel.

Il n'a pas voulu donner davantage de détails, les projets en question n'étant pas suffisamment avancés.

Mais il a tout de même laissé entendre que l'énergie éolienne faisait partie de ses projets à l'international.

«Clairement, l'éolien fait partie de nos plans. Dans cinq ans, quand on va décider qu'on a besoin d'ajouter de la capacité parce qu'on va prévoir, que bon, on a besoin de le faire, l'éolien va être quelque chose qu'on va considérer, en compétition avec construire un barrage.

C'est une ressource renouvelable, qui est de plus en plus compétitive et qu'on va considérer. Et aussi, quand on va à l'extérieur du Québec, on va considérer clairement aussi amener sur la scène internationale de l'industrie éolienne qu'on a développée ici pour faire des projets ensemble à l'extérieur», a expliqué M. Martel.

La direction d'Hydro-Québec nourrit aussi d'autres projets à l'étranger pour son moteur électrique TM4.

M. Martel note que 1000 exemplaires ont été vendus à la Chine, l'an dernier, pour équiper des autobus. Et il prévoit que de 3000 à 4000 pourraient être vendus cette année.

«Il y a une progression. Et on parle à d'autres pays, présentement, qui sont intéressés à électrifier leurs transports. On a aussi d'autres projets sur lesquels on n'a pas commencé à commercialiser, mais on est en train de faire un plan de commercialisation», a indiqué M. Martel.

Un bénéfice net qui dépasse 3 milliards

Par ailleurs, il a voulu modérer les attentes quant aux résultats financiers d'Hydro-Québec pour l'an prochain.

Pour une deuxième année consécutive, en 2015, Hydro déclare un bénéfice net qui dépasse 3 milliards $, soit 3,147 milliards $ pour l'exercice qui a pris fin le 31 décembre dernier. Pour l'exercice précédent, le bénéfice net avait atteint 3,325 milliards $.

M. Martel a donc prévenu qu'il s'agissait là d'années exceptionnelles qui ne pourront se répéter éternellement. «Le défi qu'on a, c'est que là, on vient d'avoir deux années records. Et je ne voudrais pas que tous pensent qu'on va faire 3 milliards $ à chaque année. On sait qu'on a eu deux hivers, et deux années consécutives, où les températures étaient beaucoup plus froides que ce qu'on avait vécu auparavant. Alors ça a fait qu'on a eu des revenus supplémentaires grâce à ça», a-t-il souligné.

M. Martel a aussi voulu réitérer son message voulant que les exportations d'électricité soient payantes pour le Québec. Elles représentent 14 ou 15% du volume d'électricité, mais le quart des profits d'Hydro-Québec, a-t-il relevé.

Ultimement, pour l'année 2015, Hydro-Québec verse un dividende de 2,36 milliards $ au gouvernement du Québec.

La société d'État a aussi installé plus vite que prévu ses compteurs électriques de nouvelle génération. 

Plus précisément, 3,7 millions de compteurs ont été installés, dont 1,2 million en 2015. Le projet a donc été terminé trois ans plus tôt que prévu et en respectant le budget, a souligné M. Martel.

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