Rendement de 9,1% pour la Caisse de dépôt

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a affiché un rendement de 9,1% en 2015, une année au cours de laquelle la stratégie de l'investisseur institutionnel a été mise à l'épreuve.

Cette performance dépasse de 2,4 points de pourcentage son indice de référence, mais elle est inférieure à celle de 2014, où le rendement avait été de 12%.

«Les incertitudes liées aux politiques monétaires, les mouvements désordonnés de devises et l'effondrement des prix du pétrole ont nourri la volatilité, particulièrement au second semestre», a souligné le président et chef de la direction de la Caisse, Michael Sabia.

Celui-ci a ajouté que la «croissance anémique» dans les pays développés ainsi qu'un «ralentissement généralisé» dans les pays émergents avaient également mis de la pression sur la stratégie de l'institution.

Sur quatre ans, le rendement de la CDPQ atteint 10,9%, soit 0,9 point de pourcentage de plus comparativement à l'indice de référence.

Dépasser les indices de référence

Au total, les trois grandes catégories d'actifs de l'investisseur institutionnel ont dépassé leur indice de référence.

Les actions ont progressé de 11%, avec un résultat de 11 milliards $, alors que le rendement des placements sensibles à l'inflation - qui regroupent notamment l'immobilier et les infrastructures - a été de 10%, ou de 3,8 milliards $.

Du côté du revenu fixe, la performance a été de 3,9%, ou de 3,1 milliards $.

Les résultats de placements nets ont totalisé 20,1 milliards $. Près de la moitié de ce résultat est attribuable aux portefeuilles de marchés boursiers.

Pour l'année 2015, les rendements des huit plus grands déposants de la CDPQ - dont la Régie des rentes, les employés du secteur public et la Société de l'assurance automobile du Québec - ont oscillé entre 8,1 et 10,5%.

Actifs de 59,7 milliards $ au Québec

Au Québec, les actifs totalisent 59,7 milliards $, dont 11,2 milliards $ de nouveaux engagements depuis 2011 et 2,2 milliards $ en 2015. Cela exclut l'investissement de 1,5 milliard $ US dans Bombardier Transport, considérée comme une société «européenne et internationale» par l'investisseur institutionnel.

La CDPQ qualifie d'ailleurs l'année 2015 de «charnière» pour Ivanhoé Cambridge - sa filière immobilière - qui a vu son volume de transactions atteindre 18,2 milliards $, dont 12,4 milliards $ d'acquisitions et 5,8 milliards $ de ventes.

Au cours de cette période, Ivanhoé Cambridge a entre autres procédé à des investissements dans de grandes villes comme New York, Chicago, Los Angeles, Boston, Denver ainsi que Seattle.

Bombardier: pas plus d'investissement à court terme

La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a affiché un... (Archives AFP) - image 3.0

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Archives AFP

La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) ne prévoit pas, du moins à court terme, d'investir davantage dans Bombardier.

Pour le moment, l'exposition de l'investisseur institutionnel dans le constructeur d'avions et de trains est «importante», a expliqué mercredi son président et chef de la direction, Michael Sabia.

« Est-ce que nous sommes ouverts à l'idée d'augmenter notre position? Nous sommes toujours ouverts. Cela dépend des circonstances, a-t-il dit, mercredi. Est-ce que nous allons [...] augmenter notre niveau d'investissement dans Bombardier très prochainement? Je pense que non.»

En plus d'avoir mis la main en novembre sur une participation de 30% de la division ferroviaire pour 1,5 milliard $US, la Caisse détenait à la fin de 2014 - soit selon les données les plus récentes de Thomson Reuters - quelque 41,6 millions d'actions de catégorie B de Bombardier, ou 2,15% des titres en circulation.

«Nous avons réalisé un investissement important dans une filiale de la société, a dit M. Sabia. Pour l'instant, cela représente une exposition importante. Nous sommes prudents de ne pas surconcentrer nos expositions à l'endroit d'une société.»

Celui-ci n'a pas répondu lorsque questionné à savoir si des changements en matière de gouvernance chez Bombardier - contrôlée par la famille Beaudoin-Bombardier - pourraient le faire changer d'avis.

«Notre objectif est toujours le même: la performance, a-t-il dit. Notre préoccupation n'est pas juste la gouvernance pour la gouvernance. C'est important parce qu'elle [...] permet d'améliorer la performance de la société.»

D'après certains reportages, les actions assorties de plusieurs droits de vote détenues par la famille Beaudoin-Bombardier auraient été au coeur de certaines divergences entre l'entreprise et la CDPQ.

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