L'industrie du taxi veut désactiver Uber au Québec

Le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM-Métallos), qui compte... (Olivier Jean, Archives La Presse)

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Olivier Jean, Archives La Presse

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La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM-Métallos), qui compte dans ses rangs de nombreux conducteurs de taxi, entend durcir le ton face à une concurrente de taille.

L'organisation veut obtenir une injonction permanente visant à «faire déclarer (l'entreprise) Uber (Technologies) illégale, à faire cesser ses activités et celles de ses chauffeurs ainsi qu'à rendre inactive son application mobile sur l'ensemble du territoire du Québec».

Si tout se déroule comme prévu, une requête en ce sens sera déposée dès mardi matin devant la Cour supérieure du Québec, à Montréal.

Ce développement n'a pas tardé à faire bondir le porte-parole d'Uber Canada, Jean-Christophe de Le Rue.

Dans un courriel envoyé à La Presse Canadienne, il a décrit la démarche que s'apprête à intenter le RTAM-Métallos comme étant à la fois «protectionniste» et «sans fondement». M. de Le Rue a fait valoir que le Regroupement «vise (ainsi) à préserver l'industrie du taxi au détriment des consommateurs». Or, à son avis, les Québécois méritent une option alternative de transport sécuritaire, fiable et abordable».

Le RTAM-Métallos ne se contentera pas seulement d'essayer d'obtenir une injonction pour paralyser Uber Technologies à l'échelle de la province. Il cherchera à inciter un maximum de Québécois à ajouter leur nom à une pétition électronique visant à dénoncer les pratiques de la compagnie en se rendant sur le site de l'Assemblée nationale. Il envisage aussi de lancer un appel au boycott ciblant les entreprises ayant conclu des partenariats avec cette géante du transport.

L'appui d'Amir Khadir

Dans sa lutte, le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos peut compter sur l'appui inconditionnel du député de Mercier à l'Assemblée nationale.

Amir Khadir ne mâche pas ses mots lorsqu'il traite d'Uber Technologies, une compagnie qu'il qualifie de «maléfique».

Selon cet élu de Québec solidaire, étant donné que les conducteurs de taxi doivent se soumettre à une série de contraintes, ils ne peuvent se battre à armes égales contre cette organisation tentaculaire.

«Ces chauffeurs doivent payer des permis, passer des examens, avoir des assurances pour leur voiture et ils n'ont pas le droit d'utiliser n'importe quel véhicule», énumère-t-il.

M. Khadir ajoute que «quand arrive un moment de grands besoins, ils ne peuvent pas changer leurs prix. Ils ont toujours les mêmes tarifs» alors que leurs compétiteurs d'Uber Technologies ont le beau jeu, en période de pointe, d'imposer des augmentations «démentielles».

Pour rétablir un certain équilibre, le gouvernement provincial aurait déjà dû cesser d'agir «avec complaisance» à l'égard de cette entreprise et lui serrer la vis, d'après M. Khadir.

«Quand il voit une compagnie fouler aux pieds les règles qu'on a instituées, il devrait la rendre illégale et lui imposer de lourdes amendes», martèle-t-il.

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