La FAE consultera ses membres sur la suite des choses

Les 34 000 membres de la Fédération autonome de l'enseignement seront appelés à... (Archives, La Presse)

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La Presse Canadienne

Les 34 000 membres de la Fédération autonome de l'enseignement seront appelés à se prononcer, au cours des prochains jours, sur un « projet de relance de leur plan d'action », dans l'espoir de réussir à conclure une entente avec le gouvernement quant au renouvellement de leur convention collective.

La FAE n'a toujours pas conclu d'entente de principe, contrairement au front commun avec ses 400 000 membres, qui est parvenu à s'entendre avec le gouvernement du Québec juste avant le congé des Fêtes.

La FAE doit d'ailleurs reprendre contact avec le gouvernement cette semaine, a fait savoir son négociateur Martin Lauzon, au cours d'une conférence de presse, mercredi à Montréal aux côtés du président Sylvain Mallette.

Ce dernier n'a d'ailleurs pu dire ce que contiendra le plan d'action sur lequel les membres de ses huit syndicats seront appelés à se prononcer. Autres journées de grève au menu ou pas? «Ce sont les membres qui vont décider», a répondu M. Mallette.

La FAE représente le tiers des enseignants du primaire et du secondaire. Les deux tiers sont représentés par la Centrale des syndicats du Québec, qui a conclu une entente de principe avec le gouvernement, avec les autres membres du front commun.

M. Mallette n'a pas voulu blâmer la CSQ pour avoir réglé, alors que lui estime que ses membres enseignants n'ont pas fait de gain significatif à ce jour. «D'autres organisations peuvent faire d'autres choix; ça leur appartient.»

D'ici à ce que le nouveau plan d'action soit élaboré, les membres de la FAE s'en tiendront aux moyens de pression qu'ils avaient déjà lancés avant les Fêtes, comme le fait de travailler uniquement 32 heures puisqu'ils sont payés pour 32 heures.

«On ne négociera pas sur le coin d'une table»

Quant aux négociations qui seront bientôt relancées avec Québec, M. Mallette se montre patient. «Ça va prendre le temps que ça va prendre. On ne négociera pas sur le coin d'une table. On ne bâclera pas le travail; les enjeux sont trop importants; les mandats qu'on nous a confiés sont trop importants aussi.»

La FAE veut que la tâche des enseignants soit recentrée sur l'enseignement et elle réclame aussi davantage d'autonomie professionnelle pour eux. Elle tient aussi à ce que soit revu le ratio du nombre d'élèves par classe, notamment dans le contexte de la politique d'intégration des élèves en difficulté. Elle réclame également davantage de services pour les élèves. Elle souhaite aussi réduire la précarité d'emploi de ses membres qui n'ont pas de statut régulier.

En novembre dernier, Québec a annoncé un réinvestissement en éducation de 20 millions $, suivi d'un autre réinvestissement de 80 millions $.

Le ministre de l'Éducation, François Blais, a précisé que cette dernière somme doit permettre l'embauche de 600 enseignants et l'ajout de 200  rofessionnels pour venir en aide aux élèves en difficulté. La priorité doit être accordée aux élèves du préscolaire et du premier cycle du primaire en milieu défavorisé.

La FAE juge toutefois ces réinvestissements nettement insuffisants compte tenu de ce qui a été supprimé au cours des 10 dernières années.

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