L'Alberta résolue à diversifier son économie

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Une usine produisant du pétrole en Alberta, à partir de sables bitumineux.

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La Presse Canadienne

Il n'y a pas que le climat qui est soumis à des changements en Alberta. Le gouvernement néo-démocrate de la province a adopté plus de mesures contre le réchauffement climatique en six mois que le gouvernement conservateur précédent en une trentaine d'années.

Les détails de la nouvelle politique albertaine en matière de changements climatiques - des remises ou des taxes sur le carbone et des investissements dans les infrastructures environnementales, pour commencer - seront au moins en partie dilués dans les mois à venir, alors que le gouvernement prépare son budget pour le printemps. Mais ce n'est que le début, assure la ministre de l'Environnement, Shannon Phillips.

Selon elle, le monde sera de plus en plus contraint par les émissions de gaz à effet de serre.

«L'Alberta doit être compétitive en matière d'émissions de carbone par rapport à nos ressources énergétiques. Ce n'est pas quelque chose que notre gouvernement a créé. C'est un fait. Tout comme la science des changements climatiques est un fait.»

«Nous avons un faible prix pour le pétrole, un consensus scientifique sur la direction que prend l'économie mondiale. À l'intérieur de ces paramètres, il faut prendre des décisions prudentes et réfléchies sur l'approche à adopter», a-t-elle fait valoir.

La ministre privilégie le mot «conversation» - avec les Albertains, avec les communautés, avec l'industrie - encore et encore. Mais la province qu'elle veut créer est très différente de celle dans laquelle elle a grandi.

«Les politiques climatiques peuvent être - et sont - créatrices d'emploi et stimulantes pour le développement des communautés. Elles sont une manière pour les communautés de prendre le contrôle de leur développement.»

Le cycle pétrolier - un boom et un creux - qui régit l'Alberta doit cesser, croit-elle.

«Je ne suis pas certaine que quiconque apprécie un prix de 35 $ le baril de pétrole brut. Ou un déficit de 6 milliards $ à cause d'une baisse des redevances. Ou une hausse du taux de violence conjugale. Ou une augmentation du nombre de personnes ayant recours aux banques alimentaires. Ou du taux de suicide. Ou une baisse des dons. Je ne pense pas que quiconque soit confortable avec cela», a-t-elle affirmé.

«Et c'est ce qu'on obtient en se fiant sur une ressource dans un marché à prix unique. Cela rapporte beaucoup d'argent lorsque la valeur de la ressource est élevée, mais les six à huit derniers mois ont été un cas d'école sur la nécessité de diversifier l'économie.»

Elle ne croit pas que les Albertains aient réellement besoin de la leçon, ils l'ont déjà apprise. Ils n'ont pas seulement élu un gouvernement progressiste le printemps dernier, ils l'ont fait aux élections précédentes, en choisissant la conservatrice Alison Redford pour son programme qui plaisait aux enseignants, aux travailleurs de la santé, aux parents d'enfants d'âge scolaire et aux étudiants universitaires.

«L'Alberta est beaucoup plus progressiste que la plupart des gens le croient. (...) Les Albertains sont prêts pour une économie forte et diversifiée dans laquelle nous prenons nos responsabilités environnementales au sérieux, dans laquelle nous agissons pour la santé et la qualité de l'air.»

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