Huit mois pour un chèque

Le syndicat accuse le gouvernement conservateur d'avoir préféré... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le syndicat accuse le gouvernement conservateur d'avoir préféré équilibrer son budget que d'investir dans les services à la population.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Malgré la promesse faite en décembre par le gouvernement Harper d'ajouter 400 employés pour réduire l'attente, la liste de dossiers d'assurance-emploi en arriéré à Service Canada a atteint 253700 à la fin du mois de mars, selon des chiffres dévoilés hier par l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC).

Le traitement de certains dossiers d'assurance-emploi peut prendre jusqu'à huit mois, alors qu'il peut atteindre jusqu'à six mois pour le Supplément du revenu garanti.

Jugeant que la situation est «hors de contrôle», le syndicat a réclamé une enquête indépendante dans le cadre des négociations. L'AFPC réclame qu'il n'y ait plus de compressions additionnelles dans les ressources jusqu'à la conclusion de cette enquête, pour déterminer l'impact des coupures sur les services et la capacité du ministère à respecter son mandat.

«Service Canada a l'obligation de traiter toutes les demandes d'assurance-emploi et d'invalidité à l'intérieur de 28 jours. Mais des Canadiens attendent des semaines, des mois avant de recevoir leur premier chèque. Il s'agit d'une situation inacceptable», a dénoncé Marco Angeli, président national du Syndicat d'emploi et immigration, élément de l'AFPC.

Le syndicat représente les employés de bureau et des centres d'appel de Service Canada. Ils sont le premier contact des Canadiens qui doivent remplir une demande d'assurance-emploi et obtenir de l'information au sujet du retard dans le traitement de leurs prestations.

Frustrés et désespérés

«Des personnes doivent attendre au téléphone pendant plus de troisheures avant de pouvoir parler à un de nos membres, s'ils sont capables de joindre quelqu'un. Et lorsqu'ils réussissent, ils sont totalement frustrés, en colère et désespérés. Le 1,8 milliard$ que le gouvernement Harper a retiré de l'assurance-emploi en avril pour atteindre l'équilibre budgétaire aurait dû être utilisé pour embaucher des employés afin de répondre aux demandes dans des délais raisonnables.»

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