Les problèmes seront corrigés, dit Naqvi

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Le député d'Ottawa-Centre, Yasir Naqvi.

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Le député provincial d'Ottawa-Centre, Yasir Naqvi, garde espoir que les problèmes créés par le nouveau système de prestation pour les citoyens récipiendaires d'aide sociale, imposé par la province de l'Ontario aux municipalités, tirent à leur fin.

«Comme tout nouveau programme, il y a des pépins inattendus qui doivent être corrigés. Un examen indépendant a été commandé par la province pour faire la lumière dans ce dossier. Mais de jour en jour, la situation s'améliore», fait valoir le député ontarien, qui dit avoir vu une baisse importante de cas problématiques à son bureau d'Ottawa au cours des dernières semaines.

Système Paralysé

Lancé en novembre dernier, le système automatisé de gestion de l'aide sociale (SAGAS) visait à maximiser l'efficacité de la prestation de services d'aide sociale aux résidents en besoin. Or, c'est plutôt le contraire qui s'est produit, notamment quand vient le temps d'effectuer des paiements aux bénéficiaires du programme Ontario au Travail et du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées. De nombreux pépins paralysent le système au quotidien. Une démarche autrefois simple et rapide peut maintenant s'éterniser. Par exemple, l'émission manuelle de chèques a augmenté en janvier, passant de moins de 5 chèques quotidiennement à environ 26 chèques par jour.

«Ces problèmes ont occasionné une réduction des services aux clients ainsi qu'une augmentation des coûts pour la Ville. Plusieurs bénéficiaires ont reçu leur prestation d'aide sociale en retard ou ont reçu le mauvais montant [...] Le SAGAS demande davantage de temps et s'avère d'une extrême complexité», fait valoir le directeur général adjoint d'Ottawa, Steve Kanellakos, dans un rapport devant être déposé lundi prochain à l'hôtel de ville.

Rappelons que les programmes d'aide sociale sont financés par la province, mais administrés par les municipalités.

Le «système instable» provoque des dépenses additionnelles de 25000$ à 35000$ par semaine à la municipalité, estime M. Kanellakos. Pour l'année, Ottawa pourrait faire face à un trou budgétaire allant jusqu'à 4 millions$ en raison du personnel nécessaire pour livrer les services.

En 2014, la Ville a reçu et utilisé 178350$ de la province pour la mise en oeuvre du SAGAS. Elle en recevra 265425$ cette année.

Le problème, «causé par la province, doit être réglé par la province», soutient de son côté Diane Deans, présidente du comité des services communautaires et de protection.

M. Naqvi n'a pas voulu confirmer, hier, si la province déboursera des fonds pour combler un trou de plusieurs millions en fin d'année.

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