Les conséquences du prix de l'essence

L'essence se vendait à 78,9 cents le litre... (Martin Roy, LeDroit)

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L'essence se vendait à 78,9 cents le litre hier à la station-service du Costco sur le chemin Merivale.

Martin Roy, LeDroit

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Comme la météo, le prix de l'essence est assurément un sujet de conversation prisé. Avec la chute actuelle du prix, il y a fort à parier qu'on en parle avec un ton plus léger, même si cette baisse pourrait être une moins bonne nouvelle à plus long terme.

«C'est sûr que c'est le fun», affirme Curtis Lefebvre, questionné alors que le pistolet à essence se trouvait dans son réservoir.

Le sentiment est assurément partagé par plusieurs. L'impressionnante file d'attente à la station-service du Costco sur le chemin Merivale - elle affichait un prix de 78,9 cents le litre, hier après-midi - en est un bon exemple.

Daniel Malo fait également partie du lot, mais craint toutefois un impact négatif à long terme sur l'économie canadienne. Au contraire, Michel Bédard croit que l'effet sera positif et que les économies tirées de la baisse du prix à la pompe encourageront les gens à consommer et à voyager davantage.

Qu'en est-il réellement? Le ministre des Finances, Joe Oliver, a annoncé la semaine dernière qu'il repoussait le dépôt de son budget à avril en raison de l'incertitude dans le milieu pétrolier. Suncor a également annoncé des compressions, des pertes d'emplois et un gel d'embauches.

Choc budgétaire

Professeur au département d'économie de l'Université d'Ottawa et spécialiste des questions liées à l'énergie, Jean-Thomas Bernard croit que le Canada perd au change quand on considère l'ensemble des facteurs.

L'Alberta encaissera un choc important en raison de la baisse du prix de l'or noir. Plusieurs provinces devraient voir leurs revenus liés à la péréquation diminuer pour cette raison.

«On exporte environ 1,6 million de barils par jour, explique M. Bernard. À 40$ ou 50$ de moins le baril, même pour un pays, ça monte vite!»

Les consommateurs auront certainement un sourire en coin lorsqu'ils passeront à la pompe. L'expert s'attend toutefois à une hausse du prix de produits importés comme les fruits et les légumes, cet hiver, en raison de la baisse du dollar canadien, bien lié au prix du pétrole.

D'un autre côté, le secteur manufacturier et les entreprises exportatrices verront leurs revenus augmenter pour les mêmes raisons, estime Jean-Thomas Bernard.

«Globalement, je pense qu'on est perdant», résume M. Bernard.

jpaquette@ledroit.com

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