La FCEI souhaite une austérité «québécoise» en Ontario

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Le premier ministre Philippe Couillard

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La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) salue les mesures d'austérité récemment annoncées par le gouvernement du Québec. Elle invite du même coup l'Ontario à prendre exemple sur sa voisine.

«Au cours des dernières semaines, le gouvernement du Québec a annoncé des mesures de réforme visant à atteindre l'équilibre budgétaire. Malgré la vive opposition manifestée par les détracteurs des milieux syndicaux, le gouvernement a eu assez de courage pour ne pas dévier de son intention. Souhaitons qu'il garde le cap jusqu'au bout. L'Ontario continue de manifester sa ferme volonté d'éliminer le déficit d'ici 2017-2018, mais contrairement au Québec, elle tarde à prendre des mesures concrètes et efficaces pour atteindre cet objectif primordial à la relance de l'économie», indiquent Martine Hébert la vice-présidente principale basée au Québec de la FCEI et son et homologue ontarien, Plamen Petkov, dans une lettre commune.

Le Québec devrait également servir de modèle, selon les auteurs de la lettre, en matière de régime d'épargne-retraite.

«Le Québec s'est doté d'un outil d'épargne-retraite intéressant pour les employés des PME. Le mot-clé à retenir ici est «volontaire». Le gouvernement de l'Ontario a indiqué bien clairement qu'il a l'intention de mettre en oeuvre en 2017 le Régime de retraite de la province de l'Ontario (RRPO), qui sera obligatoire. Voilà une autre taxe sur la masse salariale en perspective et, pour les employeurs, cette dépense supplémentaire pourrait les amener à geler des salaires, à réduire les heures de travail,etc.», s'entendent pour dire les représentants québécois et ontariens de la FCEI.

Bourse du carbone

Mais le Québec, comme l'Ontario, en a à apprendre de sa voisine en matière de modèle économique, soutiennent-ils. La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante estime que le Québec a tort de participer au Système de plafonnement et d'échange de droits d'émission de gaz à effet de serre (Bourse du carbone).

«Compte tenu de la conjoncture économique, le moment est très mal choisi pour les entreprises du Québec. Dans les deux provinces, les coûts énergétiques augmentent de façon régulière. Dans la suite des actions en la matière, le Québec comme l'Ontario devraient donc s'assurer de ne pas augmenter les coûts de l'énergie dans le cadre de nouvelles initiatives, comme la taxe sur le carbone», concluent les auteurs d'une lettre ouverte destinée aux médias.

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