Un terreau fertile pour les fermes bio

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Plusieurs entreprises, dont la ferme Notre petite ferme, ont pris racine grâce à la plate-forme de L'Ange-Gardien.

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«Jamais je n'aurais pu acheter une ferme si je n'avais pas participé à la plate-forme agricole de L'Ange-Gardien», affirme d'entrée de jeu François Biron, de la ferme Chapeau Melon.

Selon lui, il serait toujours à l'étape de chercher un emplacement - et une banque qui oserait lui prêter l'argent - s'il n'avait pas utilisé les services de la plate-forme. «L'avantage, c'est de pouvoir essayer l'agriculture sans trop s'endetter, car les infrastructures nécessaires, comme une serre, des champs, un système d'irrigation et les tracteurs sont accessibles. Ça nous permet de développer un marché et d'avoir des chiffres en main lorsqu'est venu le temps d'acheter la ferme», explique l'agriculteur.

Il n'est pas le seul à avoir lancé son entreprise à cet endroit. Depuis son lancement en 2010, la plate-forme a accueilli 13 entreprises agricoles. Quatre d'entre elles sont désormais établies sur leur propre ferme. James Thompson, de Notre petite ferme, en est à cette étape. Il cherche actuellement un endroit où s'établir. «Lors de nos trois années d'opération à la plate-forme, nous n'avons accumulé aucune dette», se réjouit-il.

En plus d'avoir réussi à se lancer en affaires, lui et M. Biron ont aussi réussi à maintenir une certaine qualité de vie. Pour M. Biron, c'était d'ailleurs un des critères qui déciderait de son avenir en agriculture. Sa ferme Chapeau Melon se spécialise dans la production de cinq légumes: des melons de toutes sortes, du maïs sucré, des patates sucrées, de l'ail et des pois sucrés. «Je ne suis pas bon pour faire pousser 50 légumes à la fois, et puisque j'ai trois enfants, je voulais avoir du temps pour eux», dit-il.

Pour sa part, M. Thompson aime son rythme de vie. «L'hiver, on travaille devant l'ordinateur pour préparer la prochaine saison. L'été, la belle période de l'année, nous travaillons à l'extérieur. Je vends aussi mes produits avec ma femme et mon fils, le samedi jusqu'à 14h, dans un marché public à Ottawa. Nous passons du temps en famille et ça nous donne une bonne journée et demie de congé la fin de semaine.»

Une initiative fructueuse

La plate-forme agricole de L'Ange-Gardien a gagné le prix Ruralia-Desjardins en mars dernier. Ce prix, associé à une bourse de 25000$, vise à récompenser un projet d'initiative citoyenne se démarquant par son aspect rassembleur et novateur, dans une perspective de prospérité durable et de mobilisation d'une communauté rurale.

Ann Lévesque est l'instigatrice de la plate-forme bio. «À l'époque, on s'est demandé si on la faisait conventionnelle ou biologique, raconte-t-elle. Puis, on s'est rendu compte que les producteurs de nouvelles fermes y allaient surtout avec le biologique, une culture qui respecte à 100% l'environnement.»

jlaflamme@ledroit.com

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